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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


7e dimanche de Pâques - année A - 24 mai 2020

Publié par Olivier de Framond, compagnon jésuite sur 23 Mai 2020, 11:47am

Catégories : #2017_framond

On a ici une illustration de ce qu’est la prière : une présence à Celui que je cherche, qui appelle et éveille une disponibilité, qui ouvre à tout le bienfait reçu pour l’habiter et l’offrir, et qui invite à demander ce qui rend gloire à Dieu sur la terre. « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, Père, et Celui que tu as envoyé, le Fils ». Père, je me dis souvent que je te connais si peu. Je te prie peu, je m’adresse plus à Jésus. Tu me sembles loin, tellement invisible, tellement intérieur en fait. Jésus, lui, te priait, tu étais en lui, tu es en lui. Il te connaissait comme sa poche, Il te connaît, et c’est toute sa vie. Te connaître, Père, c’est peut-être seulement marcher vers toi, me tourner vers Celui et ce qui fait vivre. Ce qui fait vivre éternellement, la seule vie qui tient, c’est de te connaître, comme une présence qui éveille ma présence, à toi, à la vie, au monde. Et ce qui te glorifie, c’est quand cette présence est reconnue. Comme quand le centurion au pied de la croix s’est étonné : vraiment Celui-ci était fils de Dieu.

Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie. La présence de l’un éveille la présence de l’autre. Des foules de pécheurs et de malades venaient à toi, Jésus. Tu éveillais leur présence car toi-même tu te laissais éveiller par une autre présence, celle de ton Père et de son regard sur les hommes et sur toute la terre, la terre malade, la terre errante, qui te cherche. La résurrection du Fils de Dieu reconnu par l’homme, la vie éternelle, c’est que le Fils et le Père tout intérieur se connaissent et se livrent l’un à l’autre. Cette présence réciproque éveille celle de l’Esprit et la vie, les êtres qui se veulent bien se laisser rejoindre et éveiller. Eux ont reconnu. C’est pour eux que tu pries, Jésus. C’est en eux que tu es glorifié. En eux : en vous, en nous, pécheurs, malades, sur qui le Seigneur a posé son regard, comme en ces premiers apôtres réunis avec Marie au Cénacle. A Jérusalem ils sont entrés dans une retraite de 10 jours. Le fruit sera la Pentecôte, qui glorifiera l’Esprit. Le « monde » est cette part de nous qui n’est pas encore né à cette présence du Père et du Fils. Cette part s’en tient aux apparences, pas à la vie, pas à l’Esprit. Peut-être se laissera-t-elle rejoindre et saisir un jour ? Entendra-t-elle comme le psalmiste : « mon cœur m’a redit ta parole : cherchez ma face ! » ?

Olivier de Framond, compagnon jésuite

Ac 1, 12-14 ; Ps 26 (27), 1, 4, 7-8 ;  1 P 4, 13-16 ; Jn 17, 1b-11a

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