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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


2e dimanche de l'Avent, année A, 8 décembre 2019

Publié par Roland Cazalis, compagnon jésuite sur 7 Décembre 2019, 17:17pm

Catégories : #homelie_cazalis

Le temps de l’avent est un temps pour renouer avec l’espérance qui habite au fond de notre être, qui habite au fond de tout être humain. Une espérance qui habite le fond de l’humanité et que rien ne semble pouvoir déloger.
 
Cette espérance est comme la flèche du temps, elle a une direction, elle va vers le futur, vers l’avant. Elle nous entraine vers la vie.
 
Le prophète Isaïe parle de manière incomparable de cette espérance.
 
Il dit, entre autres, « le loup habitera avec l’agneau, etc. le lion comme le bœuf mangera du fourrage ».
 
Bien que ne sachions pas encore la forme concrète que prendra cet accomplissement, néanmoins, il ne s’agit pas d’une utopie.
Il s’agit d’une ligne de force qui est au fond de l’humanité, et rien ne semble avoir la puissance pour empêcher que cette forme de paix s’instaure dans la création, qu’elle fasse surface, car pour l’heure, elle est comme un fleuve souterrain. Inexorablement, il fait sa percée.
 
Une autre image d’Isaïe est la suivante : «la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer.
La connaissance du Seigneur est en effet comme la mer, et parfois, elle se retire, et l’on se retrouve comme à marée basse.
 
On a souvent observé au cours de l’histoire ces mouvements de flux et de reflux de la connaissance du Seigneur. Voilà toute l’histoire de l’Église.
 
Ce sont donc comme ces grandes marées. Certains reflux si marqués qu’ils laissent apparaître des paysages désolés, chaotiques et méconnaissables.
 
Mais la connaissance du Seigneur à marée basse ne laisse pas seulement apparaitre le fond de ma mer, mais aussi le fond de l’Homme.
 
Entre autres, elle laisse apparaître le fond de celles et ceux qui restent remplis de la connaissance du Seigneur, malgré le paysage désolé, et le fond de celles et ceux que Jean-Baptiste nomme « engeance de vipère », et bien d’autres catégories de gens.
 
Le reflux est nécessaire et sans doute salutaire, car il permet de faire l’état réel des lieux, et sortir de la confusion entre le loup avec l’agneau, car Isaïe ne parle pas de confusion ni de tromperie, mais de paix, donc de relation vraie.
 
Alors, si l’espérance nous parle de la paix qui fait inexorablement sa percée, il ne s’agit pas de n’importe quelle paix.
Cette paix a un visage. Isaïe le décrit en ces termes: « sur lui reposera l’esprit du Seigneur, esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, etc. »
 
C’est lui qui baptise dans l’Esprit et le feu dit Jean le baptiste. Il est reconnaissable. C’est un chevalier de la paix.
 
La Nativité est le signe le plus tangible de cette espérance faisant sa percée dans notre histoire, c’est vers cette lumière que tout regard désire que nous devons nous tourner à présent.
Roland Cazalis, compagnon jésuite 
Is 11, 1-10 ; Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 12-13, 17 ; Rm 15, 4-9 ; Mt 3, 1-12
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