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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mc 6, 53-56 Comment est-ce que j’accueille le Seigneur qui vient accoster sur mes terres ?

Publié par Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite sur 8 Février 2021, 09:01am

Catégories : #Homélies, #Evangile_réflexion, #evangiles_piste_reflexion

Marc 6, 53-56
En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth Jésus et ses disciples accostèrent.
Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait. Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places.
Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau.
Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

*********************

Nous voici devant une scène globale qui fait transition dans l’Evangile. Marc brosse un large panorama de ce moment de la mission de Jésus. Cela ne peut que nous interroger sur notre propre manière de faire.

 

« Jésus et ses disciples accostèrent », ils débarquent, dans un monde déjà ancien, sans les repères, ils viennent d’ailleurs dans un monde préoccupé de lui-même. Nous savons qu’ils ont traversé. Echo de la vie quotidienne, du temps pascal ? Tout est ouvert, c’est un commencement. La suite sera fonction de la rencontre et par cela de l’accueil des autres.

 

« Les gens reconnurent Jésus » voilà le commencement d’une relation. Mais cela sera une relation à distance. La reconnaissance de loin fait percevoir Jésus que comme une ressource par rapport aux questions qui les habitent et qui déclenchent une grande mobilisation dans toute la région. Jésus est attendu comme le simple remède à leurs infirmités.

 

« Ils le suppliaient de leur laisser toucher » Même dans la durée, la relation qui a commencé sur le simple mode de l’exploitation reste sur le même registre. La nouvelle demande vise à accomplir ce qui a été entrepris : obtenir de Jésus la guérison. Aucune évolution dans l’échange, aucune ouverture à l’autre.

 

Par contre coup, le silence et la disponibilité du Seigneur ne peuvent que nous interroger. Jésus se donne pleinement dans ce cadre. Il n’oppose aucun  refus, il ne critique pas, il ne se révolte pas. Il est (déjà) dans sa suprême liberté pascale. Alors nous-mêmes, comment nous rapportons nous à lui ? Comment l’accueillons-nous vraiment ? Comment nous ouvrons-nous à lui ?

 

Viens Seigneur Jésus ! Nous t’attendons ! Oui, Amen, Alléluia !

Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite

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