Quelques photos de cette journée
Belle occasion que la saint François-Xavier, jésuite parmi les Pères fondateurs de la Compagnie, missionnaire ardent, pour
rassembler la famille ignatienne de la région toulousaine, voire de plus loin pour ceux qui pouvaient. On y trouvait des jésuites, pères et frères, des religieuses Xavières et du Cénacle, des
membres de la Communauté Vie Chrétienne (CVX), du Mouvement Chrétien des Cadres (MCC), du Réseau Jeunesse Ignatien (RJI), de l’Apostolat de la Prière, des amis et même des jardiniers de
Dieu.
Saint patron de toutes les missions catholiques, François-Xavier fut le bon prétexte à ce rassemblement annuel. Car autant
il fut ouvert et donné au monde, par la médiation de l’Eglise de son temps, pour y porter la Bonne Nouvelle, autant la famille ignatienne contemporaine tente de faire de même, par une diversité
de charismes peut-être plus visible qu’à l’époque, en tout cas pour un monde sans doute plus complexe. Car cette famille, on l’aura compris, est composite : tous les états de vie y sont
représentés, et on décèle en chacun d’entre eux une grande variété de dons, de sorte que les ignatiens sont présents en beaucoup de lieux contemporains. Le thème de la journée devait donc
naturellement être « Vivre comme envoyé(e) du Christ là où nous sommes ».
Une petite journée vivifiante. Il nous fut proposé de découvrir un passage clé de la vie de François-Xavier, lorsque ce
dernier, croyant fermement en son for intérieur être appelé aux Indes et prêt à s’y donner pleinement, se vit nommé secrétaire d’Ignace de Loyola. Après un temps de désorientation, il accepta de
bonnes grâces cet appel, avant qu’un coup de théâtre obligea Ignace à envoyer ce même François qu’il voulait garder auprès de lui. C’est par le théâtre, justement, que nous fut donné de
découvrir, non sans humour, cet instant de vie, grâce à un extrait de la belle pièce de Fabrice Hadjadj, A quoi sert de gagner le monde.
Il n’en fallait pas plus aux organisateurs de la journée pour orienter le thème général de la journée autour de trois questions délicates et pas très « tendance », mais sur lesquelles la vie d’une personne peut basculer : le renoncement en réponse à un appel, la manière que nous avons de construire la communion, l’aide que nous offrons pour aider à entrer dans une attitude d’obéissance. Tout cela en chacun de nos lieux de vie. On comprendra sans peine que la journée fut trop courte (autant qu’assez longue pour les plus éreintés d’entre nous). Ce n’en fut pas moins l’occasion heureuse d’un temps de réflexion, de partage de nos expériences en petits groupes, poursuivi lors du repas (le plus souvent moins studieux), et récapitulé autour de l’évangile du jour et de l’oraison liturgique propre à notre saint. Bref, un moment créatif, riche et heureux en famille, dont on aurait aimé qu’il s’achevât par une Eucharistie, une action de grâces, car le cœur s’y prêtait volontiers et le thème aussi, quand on sait que messe vient du latin missa et du verbe mittere, qui signifie « envoyer ».
V†G