Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mt 14, 13-21 Ce qui rassasie (Is 55, Ps 144, Rm 8)

Publié par Olivier de Framond compagnon jésuite sur 1 Août 2026, 09:53am

En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

Accueillir, ramasser, conserver, donner…

Accueillir, ramasser, conserver, donner…

La mort de Jean-Baptiste n'arrête pas Jésus. Il se retire, avec les 12. Le lieu désert pour sa retraite est plein d'une grande foule. Raté ? Et non, la traversée aura suffi. Elle lui donne un regard qui croit et qui nourrit. C'est la bonne nouvelle de ce jour. Comme Saint-Paul l'exprime, ce qui agit, c'est la grâce de celui qui nous a aimés. La détresse, l'angoisse, le danger, rien ne pourra nous séparer de l'amour du Christ, et en lui nous sommes vainqueurs. C'est ce regard que Paul a accueilli et qui l'a rassasié.

Les disciples ne l'ont pas encore reçu. "Qu'ils aillent s'acheter de quoi manger" ! Et bien non, "donnez-leur vous-mêmes à manger". Qu'est-ce qui peut bien rassasier ? Ils le découvriront plus tard. Parfois c'est la passion qui rassasie. Je le sentais chez un ami qui me racontait les aventures de Michelin avec ses pneus. Je passe sur les détails. Jésus n'a pas travaillé chez Michelin, c'est sûr. Mais plus intérieurement, il fait découvrir ce qui nous donne notre ressort pour avancer et être rassasié : 5 pains et deux poissons, cela suffit.

Les foules seront rassasiés de pain. Et les deux poissons ? À quoi servent-ils ? Un commentaire suggère de voir en eux la part de notre contribution. Le pain, il vient du ciel. Levant les yeux au ciel, Jésus prit les pains et les deux poissons et les bénit. C'est simple, mais il n'y a que lui pour y penser ! Ce qui rassasie vient d'en haut. Et ce qui vient du ciel se partage à tout le monde, il n'y a pas d'exclus. C'est la marque de Dieu. Cela rejoint l'encouragement d'Isaïe. "Venez à moi, écoutez, achetez sans argent" ! Au temps d'Isaïe, le pays était occupé par les Assyriens. Mais on peut penser à tous nos casse-pieds envahissants ; parfois ce sont nos pensées. On va partir marcher mais si la météo nous est défavorable, aïe aïe aïe ! Nous nous créons nos propres envahisseurs. 

Alors "venez à moi", préservés des casse-pieds, c'est quand nous venons à ce qui rassasie en vérité : le regard de Dieu, l'amour du Christ, la foi en œuvre de Dieu en nous. C'est le miracle de ce jour ! J'avoue que ce serait bien si parfois je l'accueillais !

Olivier de Framond compagnon jésuite

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