Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


6ème dimanche de Pâques – « Ce que je vous commande … »

Publié par Olivier de Framond, compagnon jésuite sur 7 Mai 2021, 18:42pm

Catégories : #2017_framond

« Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande » … Etonnant. Ça paraît contradictoire. Ceux qui me commandent de préparer la messe, les chants, les lecteurs, d’aller chercher le pain, de trouver du bois pour un client, c’est ça, des amis ? Je me verrais plutôt serviteur qu’ami. Mais l’Ami précise après : « je vous appelle mes amis, car … ». Ce qu’il nous « commande », c’est de nous laisser choisir par le Père, d’entendre la Parole du Père, de recevoir la Soif et l’Amour du Père, comme lui, le Fils, les reçoit. A la fin c’est encore plus clair : « vous aimer les uns les autres », voici le commandement ».

Ceci dit, se laisser choisir, se laisser aimer, comme Jésus s’est laissé aimer par le Père, ce n’est pas forcément un commandement simple. Aller acheter du pain pour la maisonnée peut être plus facile. Or Jésus parle de commandement. Il y a quelque chose d’impératif, d’un papa à son enfant. C’est vital pour ce « Père ». Son pain à lui, sa vie à lui, c’est que nous nous aimions les uns les autres, comme Jésus avec son Père. Jésus qui nous invite à faire ce qu’il nous commande, parle d’expérience et du cœur. Il a « gardé les commandements de son Père » comme un trésor à choyer. Parfois je rue dans les brancards : Jésus, tu parles toujours de ton Père, mais c’est qui ? C’est qui, ce Père qui t’a aimé et que moi je ne vois pas et sens rarement ? Un peu comme Philippe en fait qui lui non plus ne voyait rien. On ne voit bien qu’avec le cœur ; le Père est là, en Jésus, en vous, en moi. Là il faut les yeux de la foi, les yeux de quelqu’un qui se laisse aimer et choisir par l’Ami. C’est l’unique commandement.

Ce qui donne la vraie paix, le vrai cadeau à recevoir, qui donne un fruit qui demeure, c’est de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Est-ce qu’un jour je rencontrerai le Christ me dire, et vous aussi : « merci, mon ami, d’être là », là à donner ta vie pour ceux que tu aimes, là à aimer, en cette vie qui nous est donnée, à la maison, au village, au boulot, là où tu passes ? Entendrons-nous, comme ces païens qui rencontraient la bande à Pierre, l’Esprit Saint descendre sur eux ? Le baptême les faisait entrer dans ce commandement nouveau des frères.

Olivier de Framond, compagnon jésuite

Ac 1, 15-17.20a.20c-26 ; Ps 102 (103), 1-2, 11-12, 19-20ab ; 1 Jn 4, 11-16 ; Jn 17, 11b-19

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Articles récents