La destruction du Temple, cela rappelle Jean au chapitre 2 : "détruisez ce temple et je le reconstruirai en 3 jours". Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. La fin du temple, on peut penser aujourd'hui aux secousses de notre Eglise. "Quand cela arrivera-t-il, cette fin ?" Jésus répond à côté. "Prenez garde". C'est pas une date, ça ! Ça ne dit pas quand il ne restera plus pierre sur pierre. C'est quand notre Eglise sera tombée de sa superbe ! Et ça commence. La bonne nouvelle on se reçoit qu'après, semble nous dire le Christ.
"Il faut que cela arrive d'abord !" Des pierres qui tombent, des guerres, des désordres, des rivalités fraternelles, même dans nos fratries, nos maisons. La bonne nouvelle, c'est de ne pas nous arrêter à cela, ce n'est pas la fin. "C'est moi qui vous donnerai un langage, une défense, quand vous serez détestés à cause de mon nom". Ce nom, c'est celui que nous avons reçu à notre baptême. Y demeurer fidèle fait tenir debout, comme un ressuscité, dans la persévérance. "C'est par votre persévérance que vous demeurez dans la vie".
Certains vous diront "c'est moi", n'y allez pas. Mon nom, certains sont tentés d'en abuser, même des hommes d'Eglise, voyons-nous ces temps. La bonne nouvelle nous dit de persévérer, de tenir l'espérance, ce n'est pas la fin. C'était bon de rencontrer cet après-midi un évêque qui me disait rester serein, debout, humble...
Seigneur, garde nous debout, même dans la "fournaise" dont parle Malachie !
Olivier de Framond, compagnon jésuite
Ml 3, 19-20a ; Ps 97 (98), 5-6, 7-8, 9 ; 2 Th 3, 7-12 ; Lc 21, 5-19