Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Commençons l’année avec Marie, mère de Dieu : « elle retenait tous ces événements dans son cœur » (Lc 2, Ga 4, Nb 6)

Publié par Olivier de Framond, compagnon jésuite sur 31 Décembre 2022, 12:17pm

Catégories : #framond

Les bergers à la crèche : voici la première communauté chrétienne ! « Et tous ceux qui les entendaient s’étonnaient de qu’ils racontaient ». Tous ceux. On dirait qu’il y a plus que Marie, Joseph et l’Enfant. Il y a celles et ceux qui entendent, hier et aujourd’hui. Peut-être nous-mêmes, s’il nous est donné d’être là avec eux. Ils s’étonnent. Ils restent bouche bée. En gros ils perçoivent qu’il y a « un truc » qui se passe. Quelque chose comme cette première naissance où l’homme tomba dans un sommeil mystérieux et qui, éveillé, rencontra Eve. Marie, elle, va plus loin que l’étonnement : « elle retenait tous ces événement dans son cœur ». Elle a enfanté Jésus, l’Enfant, Dieu. Et elle continue de l’enfanter, intérieurement, en son cœur. Elle ne le sait pas, mais ainsi elle est encore plus notre Mère et mère de Dieu.

Les bergers n’ont même pas d’étoile. Leur GPS c’est ce à quoi les a exercé leur métier : trouver un lieu où paître et méditer, une grotte, une mangeoire. Ils arrivent en commençant par voir ; ils ne disent rien, ils contemplent ; après seulement ils racontent les anges et l’annonce indicible. Et ils repartent en louant Dieu, pour ce qu’ils ont vu, mais aussi pour ce qu’ils ont entendu. C’est ça, les « événements » que Marie retenait. Ils repartent comme plus tard les disciples repartiront du tombeau vide, vers les frères du Ressuscité. Le Verbe s’est fait chair, la Parole les fait retourner dans leur Galilée à eux. Dieu, que le monde n’a pas reçu, trouve à demeurer en Marie, en Marie-Jésus-Joseph et les bergers, en tous ceux qui entendaient les bergers. Un « événement », c’est ça, Dieu qui conduit les pas des hommes. « Le Seigneur a tourné vers toi – vers nous – son visage », comme le dit la 1ère lecture. Un visage est nu, il dévoile le Nom, la personne. Il dévoile le Verbe tourné vers Dieu, fait chair, en nous, en moi si je le reçois et crois. Ainsi les bergers deviennent des fils adoptés, comme l’apôtre Paul. Le visage nous fait invoquer le Nom. « Et moi, je les bénirai », conclut le Seigneur. Merci Marie !

Olivier de Framond, compagnon jésuite

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