Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Le connaître... - Mercredi, octave de Pâques

Publié par Olivier de Framond, compagnon jésuite sur 3 Avril 2024, 06:13am

Catégories : #framond, #Temps pascal, #framond_homélies, #textes de framond

Merci à l'auteur de cette image

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Le Ressuscité s’éprouve d’autant de manières que de rencontres. Par contre, c’est Lui qui prend l’initiative, toujours. Un 1er signe, en creux, c’est qu’Il apparaît à qui se désole de son Absence. Il va à Marie-Madeleine dépitée au tombeau vide. Il va à Cléophas et l’autre disciple, sur une route vers Emmaüs, par dépit. A la tombée du soir, ils ne savent plus où ils veulent aller, il n’est plus parlé d’Emmaüs mais « du village » ! Nous imaginons une auberge, un resto ; il est seulement parlé de « la table » et que l’étranger bénit et rompt le pain. Un peu court, le repas ! Il les a déroutés de leur désolation, il leur a fait bosser – et bien – les Écritures. Le « truc » qui les fait reconnaître le Ressuscité, c’est un geste : la fraction du pain. Est-ce que je Le reconnais à « la fraction du pain », auxquels les disciples vont être assidus, comme à la prière, la communion fraternelle et l’enseignement des apôtres (Ac 2, 42) ? Le Ressuscité vient les préparer à l’Absence. Mais c’est de L’avoir « reconnu » qui leur fait oublier leur chemin de désolation et entrer dans une fraternité jamais connue avant… Pour éprouver la résurrection du Christ, du « petit Maître » (Rabbouni) qui nous avait initiés à un « règne de Dieu tout proche », j’ai à rencontrer l’Ami qui vient à moi, jusqu’à sortir d’un regard et d’une disposition désordonnés, mal orientés, enfermés.  

Alors Pierre et Jean goûtent la joie d’un regard sur l’infirme de la Belle-Porte. « De l’or et de l’argent, je n’en ai pas ». La vie n’est pas là. Ça, c’est le tombeau vide auquel je m’accroche. Mais, « au Nom de Jésus Christ », qu’Il m’a été donné de « reconnaître », marche, bondis, loue. L’Esprit désoriente et n’a pas fini de me désorienter. Alléluia !

Olivier de Framond, compagnon jésuite 

Ac 3, 1-10 ; Ps 104 ; Lc 24, 13-35

 
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