Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Jn 1, 45-51 Fête de St Barthélémy, apôtre

Publié par Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite sur 24 Août 2022, 15:50pm

Catégories : #Homélies

Jean 1, 45-51 : En ce temps-là, Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. » Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
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Nous ne pouvons jamais enserrer le sens global de la parole de Dieu. Sans cesse cette parole déborde généreusement, elle nous appelle à avancer sur nos chemins de vie, aussi bien ceux que nous avons plus ou moins tous en commun avec les autres croyants que les particuliers qui sont propres à chacun, chemins qui nous conduisent tous vers Celui qui est le centre de la Parole de Dieu : son Fils, le Christ Jésus.
 
Ce passage de Saint Jean retenu pour honorer Nathanaël appelé aussi Barthélémy comme un des douze apôtres du Seigneur ne peut donc qu’être effleuré selon un certain angle par nous tant sont nombreuses les perspectives qu’il ouvre.
 
En voici donc une parmi bien d’autres… retenons cet air de famille que ce passage de l’Ecriture a avec d’autres passages de Saint Jean comme celui de Marie Madeleine au jardin de la résurrection, de Thomas qui retrouve le Seigneur à son second surgissement parmi les apôtres enfermés dans la peur au Cénacle ou de Pierre au bord du lac de Galilée après la résurrection du Seigneur. Et nous pourrions faire appel à bien d'autres passages comme celui de la Samaritaine.
 
A chaque fois, le récit nous propose un chemin singulier à partir de la personne comme elle est, en laissant à chaque fois surgir un questionnement, pour permettre un déboitement, déboitement conduisant à une suite du Seigneur à partir de la personne comme elle est. Nous avons tous en mémoire, ces questions, des paroles qui entrainent un retournement : Marie ? Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté, Pierre M’aimes-tu ? Appelle ton mari ! Ici le constat va conduire au déboitement de Nathanaël « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. ».
 
Cette grande diversité d’approches et ce mouvement en commun signifie que le Seigneur considère chacun de nous dans sa singularité propre. La visée commune manifeste que nous avons intimement partie liée entre nous et que nous sommes tous appelés à vivre dans une unité toujours plus grande en relation étroite avec le Seigneur.
 
Merci à l'auteur de cette image
Alors si la fête de la Saint Barthélemy en France est marquée par les violences vécues au cours des guerres de religion, nous pouvons demander au Seigneur que cette diversité de chemins imprime en chacun de nous un profond respect de nos frères et de nos sœurs ainsi que de leurs cheminements propres.
 
Mais nous ne serions pas dans la justice véritable si ce chemin propre à chacun n’était pas aussi un appel adressé à la personne pour une vraie conversion de lui-même comme l’ont vécu Nathanaël Pierre ; Marie Madeleine, Thomas ; la femme samaritaine.
 
Qu’en cette fête d’un des douze apôtres qui le sont d’avoir assumé le fait d’être des pécheurs pardonnés et par là capable de conforter leurs frères et leurs sœurs sur le chemin de vie, qu’en cette fête il nous soit donné à chacun de nous de nous reconnaître pécheurs pardonnés et capables de travailler à la réconciliation de tous.
Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite
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