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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Bonne entrée dans ce temps liturgique - l'Avent

Publié par Roland Cazalis, compagnon jésuite sur 28 Novembre 2020, 14:50pm

Catégories : #homelie_cazalis

Nous commençons ce temps de l’avent, un peu en ordre dispersé, comme on se prépare chacun chez soi, avant de se retrouver sur le lieu de la célébration.
 
La tonalité du texte de l’évangile est l’appel à rester alerte, plutôt qu’à se mettre en alerte.
 
Il se trouve que nous sommes naturellement appelés à l’optimisme dans le contexte des événements que nous vivons. L’annonce de l’arrivée prochaine d’un vaccin donne une échéance pour la sortie de cette période de l’ombre. Voilà qui sied bien à la dynamique de l’avent.
 
Forts de cette alerte, nous pourrons nous laisser emporter par le courant de l’événement à venir. Un courant de fond qui attire notre attention, un début d’étincelle dans le cœur qui nous interpelle.
 
À toutes et à tous est donnée cette onction qui fait que nous ne sommes pas emportés par le vent des soucis du moment.
 
Si nous parvenons à identifier la source d’où nous vient cette lueur, alors nous verrons que son visage n’est pas si caché.
 
La venue du Christ, que ce soit à la Nativité ou à la Parousie, est une bonne nouvelle.
 
Elle est précédée de cette lueur grandissante dans le cœur, même si les forces telluriques sont toujours en émoi.
 
C’est bien cette lueur qui nous aide à nous recentrer, non pas à ignorer les forces telluriques, mais à nous centrer sur cette lueur qui nous dit quelque chose d’essentiel.
 
En tout cas, elle déclenche l’état de veille pour être présent à la promesse qu’elle contient.
 
Nous voulons par-dessus tout être éveillés le jour où le mystère du monde se déclora devant nous et pour nous.
 
Voilà tout l’enjeu du temps de l’avent, un temps vécu dans sa matérialité chaque année. Un temps durant lequel nous prenons de la vitesse à chaque tour. Un temps où le courant veut nous entraîner toujours plus au large.
 
Puis, vient le moment où nous acceptons de nous laisser dériver et mener par la force du courant.
 
Alors, ce ne sont plus les eaux tumultueuses qui nous effrayent, mais le sens du courant qui nous réjouit.
Roland Cazalis, compagnon jésuite
Is 63, 16b-17.19b ; 64, 2b-7 ; Ps 79 (80), 2ac.3bc, 15-16a, 18-19 ; 1 Co 1, 3-9 ; Mc 13, 33-37 
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