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Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Commentaire évangile - dimanche 13 décembre 2020 - Jn 1,6-8 19-28 : devenir témoins de la lumière

Publié par Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite sur 13 Décembre 2020, 19:03pm

Catégories : #Evangile_réflexion, #Evangile dimanche année B

Les oraisons du début de la messe marquent la progression de notre chemin vers Noël. Au premier dimanche il s’agissait d’aller sur les chemins de la justice puis au deuxième d’éveiller l’intelligence du cœur. Aujourd’hui diriger notre joie vers la joie d’un si grand mystère...
Oraison de ce dimanche Tu le vois, Seigneur, ton peuple se prépare à célébrer la naissance de ton Fils ; dirige notre joie vers la joie d’un si grand mystère, pour que nous fêtions notre salut avec un cœur vraiment nouveau.
La Joie du mystère : c’est l’orient vers lequel l’Eglise nous propose de marcher à partir de la joie qui nous prend normalement à la perspective de la célébration de Noël et des festivités qui vont avec.
Alors une question vient tout naturellement : «comment nous rattacher à cette joie qui vient du mystère ? » L’évangile proclamé nous offre une piste avec la figure de Jean Baptiste. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
Pour voir notre joie se diriger vers la joie du mystère, Il s’agit peut-être pour nous de Savoir se situer en vérité Comme des Témoins, des témoins de la lumière 
Merci à l'auteur de cette image

Laissons-nous porter par notre expérience de la lumière. Lorsqu’elle m’éclaire, elle déborde bien au-delà en éclairant tout autour de moi. Elle déborde et elle m’ouvre à un davantage. La lumière que je reçois n’est pas ma lumière, elle va toujours au-delà.

Si elle déborde ainsi, elle m’invite à la propager moi-même, à la redonner pour la recevoir davantage pour ce qu’elle est. La lumière, ma lumière, la lumière de mon prochain, la lumière de tous...
 
Alors je me trouve dans la position suivante vis-à-vis de mes prochains, de mes frères. Je reçois la lumière qui s’offre aussi directement à eux, je ne puis qu’apporter mon aide à partir de ma propre expérience, m’ouvrir aussi à recevoir d’eux une aide. Je fais l’expérience que je ne puis être qu’en situation d’accompagnement vis-à-vis d’eux. Se tisse alors entre nous une nouvelle relation, soutenue par le fait que chacun reçoit directement la lumière. Je ne la donne pas. Je la reçois avec eux. Voir les choses ainsi, Cela peut transforme nos relations entre époux, entre parents et enfants, entre amis, entre collègues, entre enseignants et enseignés...
Jean baptiste se comporte ainsi. La lumière vient par le Christ, lui s’y ouvre et encourage les autres hommes à s’y ouvrir, il est tendu vers cette lumière, et en cela aide les autres à s’y ouvrir aussi. Il n’est que cette voix qui crie dans le désert et par là il encourage à s’ouvrir à la lumière qui le touche.
 
C’est certainement comme cela que le Seigneur nous appelle à vivre nous –mêmes, comme des Jean-Baptiste pour nos frères, non pas en sachant ce qu’il faut faire et en cherchant à l’imposer mais en témoignant de ce que cette lumière que je reçois produit en moi.
 
Alors n’en doutons pas un nouveau monde se crée, un monde de frères. Un monde où chacun a son mot à dire à tous, un monde qui se tisse de multiples relations, un monde qui devient fraternel.
 
Alors pour notre marche vers Noël, peut-être pouvons-nous poser des actes concrets en ce sens. En Pologne il y a des traditions pour Noël aussi fortes que les nôtres notamment un repas de fête juste avant la messe de minuit, un repas sans viande, parce que c’est encore l’Avent, il y a donc force de poissons de grande qualité... mais au milieu du repas les convives se lèvent et vont les uns vers les autres avec un petit rectangle de pain azyme. Et là chacun salue l’autre, lui dit un mot de merci, un mot de bénédiction ou un mot de pardon. Lorsque l’échange se termine chacun prend un petit bout du rectangle de pain azyme et le consomme. Pourquoi ne pas aussi nous aussi tenter de se parler ainsi avec nos proches. Comme un frère à un autre frère, une sœur à une autre sœur, pauvres témoins de la lumière du Christ qui vient.
 
Tu le vois, Seigneur, ton peuple se prépare à célébrer la naissance de ton Fils ; dirige notre joie vers la joie d’un si grand mystère, pour que nous fêtions notre salut avec un cœur vraiment nouveau.
Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite
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