Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Lc 13, 6-9 Le figuier et la vigne, deux regards sur la fragilité

Publié par Jean-Luc Fabre compagnon jésuite sur 24 Octobre 2026, 07:52am

Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ? ” Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

D’abord, attente profonde du Seigneur, et soudain, rencontre intense avec Lui, alors tout est reçu de Lui. Voilà le chemin de Vie pour chacun.

D’abord, attente profonde du Seigneur, et soudain, rencontre intense avec Lui, alors tout est reçu de Lui. Voilà le chemin de Vie pour chacun.

Recevons chacun de nous l’Evangile du jour qui vous rejoint au terme de la célébration de vos cent ans de congrégation, entourées de vos amis. La parabole y oppose deux regards sur la stérilité : celui du propriétaire qui veut couper et celui du vigneron qui choisit de soigner. Le propriétaire voit l'arbre par sa seule rentabilité immédiate. Pour lui, le figuier n'est qu'une charge qui « épuise le sol » au détriment de la vigne. C'est une logique d'utilité : ce qui ne produit pas de fruit dans un délai imparti est perçu comme une nuisance à éliminer. Le vigneron déplace la focale. Il ne nie pas l'absence de fruits, mais il refuse la coupe immédiate. L'agronomie moderne et l'agroforesterie ont établi que le figuier par son ombrage, ses racines profondes et sa micro-biologie aide de manière significative à la croissance de la vigne. En fait, le figuier même stérile a contribué à la vie et à la productivité de la vigne. Ce comportement du figuier envers la vigne illustre votre attitude généreuse et disponible envers l’Eglise, la société, vos multiples prochains, durant toute votre histoire… vous avez donné, vous donnez encore aujourd’hui, sans compter, aux autres, à leur croissance...

Mais la parabole insiste sur le fait que le figuier doit tout de même produire son propre fruit. Propriétaire et vigneron sont d’accord sur ce point. Pour cela, ils s’entendront pour un temps compté et nouveau qui va se déployer. Le vigneron va bêcher et fumer la terre. C’est le temps qui s’ouvre à vous dans votre situation actuelle. Le Seigneur prend soin de vous et vient apporter de nouveaux engrais à votre terre, pour que vous produisiez votre propre fruit.

Durant ces jours vous avez réfléchi à votre passé, votre présent, votre futur. Quel est le fruit à rechercher aujourd’hui pour vous et pour les autres… vous avez entamé un discernement en vous écoutant les unes les autres à partir du témoignage de plusieurs de vos sœurs. Laissez ce travail produire son fruit en le continuant, en retournant la terre de ce que vous vivez, en considérant les personnes que vous êtes, en étant attentives à vos vécus intérieurs. Il vous sera donné de percevoir le bon engrais qui vous donnera de produire le nouveau fruit que le Seigneur attend de chacun de nous, lorsque le jour s’étire, que les ombres grandissent.

Jean-Luc Fabre compagnon jésuite

à l'occasion du jubilé pour les cents ans de la congrégation des auxiliaires du sacerdoce à Paray le Monial (Auxiliaires du sacerdoce – Révéler au monde l'immense amour du Christ pour tous)

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