Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Lc 13, 31-35 la vraie leçon de vie pour chacun

Publié par Jean-Luc Fabre compagnon jésuite sur 29 Octobre 2026, 12:23pm

En ce jour-là, quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire : « Pars, va-t’en d’ici : Hérode veut te tuer. » Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme. Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem. Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Voici que votre temple est abandonné à vous-mêmes. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Etre à son écoute en profondeur pour prendre avec Lui le chemin de la vraie Vie

Etre à son écoute en profondeur pour prendre avec Lui le chemin de la vraie Vie

Ce moment de l’Évangile est fondamental. Les relations se figent et plus aucun dialogue n'est possible entre Jésus et les pharisiens. Le mot « hypocrites », que Jésus emploie souvent ces derniers temps, résonne à nouveau. Être hypocrite, c'est juger de manière cachée ; c'est se laisser guider par les apparences et le refus du risque, au détriment de sa vérité intérieure… Ce n'est pas le chemin de Jésus.

Il agit selon son cœur, fidèle à sa droiture intime, celle du Fils, et cherche à l’exprimer par tout son être. C’est là toute la vocation du prophète. Il parle pour éveiller la liberté de son frère, fort de sa propre relation à son Seigneur et Père auquel il donne tout.

Dès lors, le conseil des pharisiens dévoile toute son horreur. Que vaut un salut qui exige de se renier ? C’est précisément leur faute : en agissant ainsi, ils s'interdisent toute vérité. Jésus s'y oppose fermement. Il poursuit sa route, même si elle doit lui coûter la vie. Il reste profondément relié à Celui qui l’a engendré et envoyé. Ainsi, il pourra continuer à vivre au-delà de la mort que les hommes lui imposent. En lui vibre l'élan du don de soi. Et de cette offrande reçue par le Père jaillira la vie nouvelle, la vie éternelle de la résurrection. Ce moment dramatique permet à Jésus d’exprimer ce qui anime son cœur, façonné par l’amour du Père. Comme Lui, il aime ses concitoyens, ses frères et tous les hommes, désirant pour eux une vie en plénitude.

Pourtant, un lien se brise entre lui et son peuple. Désormais, la Vie passe par Lui, par son existence, sa mort et sa résurrection. L’ancienne alliance, devenue stérile, est définitivement délaissée… À chacun de nous de se laisser imprégner par son attitude et d'accueillir ses intentions profondes. Nous pourrons alors vivre comme Lui, portés par ce double mouvement : recevoir du Père pour se donner à Lui, tout en ayant le cœur plein de compassion pour chaque homme, afin d'aider celui-ci à trouver le dynamisme de la Vie véritable.

Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite

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