En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »
Avec une main secourable qui me tient, je tâte de la vraie vie en risquant quelques pas dans la mer vers Ton Père.
La relation vécue avec le Fils nous introduit au profond de toutes nos relations, celle avec le Père. Il est Celui qui a envoyé Jésus, Celui qui donne tout à tous. Ces relations vécues, approfondies accusent notre situation envers le monde, donnent de comprendre la distance envers nous du monde qui ne connaît pas le Père. Il ne comprend pas notre indépendance envers lui et notre révérence envers le Père que Tu nous as révélé.
Cette contradiction nous ne pouvons pas faire autrement que de la porter, de l’assumer, d’en témoigner pour que peu à peu la vérité se révèle aux autres. Acceptons d’être les nouveaux témoins de cette contradiction bienheureuse, car elle se résoudra dans la reconnaissance par l’autre du Père. Mais nous avons à assumer d’être nous-mêmes ses témoins aujourd’hui.
Nous recevons Ton choix Seigneur et nous tenons la place reçue, mais nous Te demandons Ton aide. Viens comme Tu le veux à notre secours, nous qui attestons de la présence aimante de Celui qui T’a envoyé vers le monde qui ne T’a pas reçu, ne T’a pas connu. Amen !
Jean-Luc Fabre compagnon jésuite
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