Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Des commandements pour mieux aimer (I)

Publié par Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum sur 9 Mai 2026, 05:51am

« Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements » nous dit Jésus dans l’Évangile de ce 6e dimanche de Pâques. Par ces mots, nous voyons que l’Amour de Dieu précède tout le reste. Ce ne sont pas les commandements qui nous invitent à aimer Dieu, mais l’Amour de Dieu qui nous guide à garder les commandements. Mais les garder ne veut pas dire les appliquer d’une manière servile. Le texte nous encourage davantage à veiller sur les commandements. C’est-à-dire à exercer notre vigilance pour que nous ne les perdions pas, pris par la vie quotidienne parfois trépidante.

« Chéma Israël » et les commandements de Dieu

Ces commandements sont un trésor que nous gardons dans les vases d’argile. Ils ne sont pas une suite de choses à faire ou ne pas faire, mais ce que nous frères et sœurs de confession juive nomment par le « Chéma Israël » (Dt 6, 4-9). Il s’agit d’aimer « le Seigneur de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force », et souvenons-nous que Jésus ajoute « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 39).

Vivre pour aimer

C’est la feuille de route que le Seigneur a pris tout au long de sa vie terrestre. Il a choisi de vivre ces commandements jusqu’à donner sa vie comme pour illustrer jusqu’où peut aller l’Amour pour Dieu. Mais, ce n’est pas par héroïsme que Jésus s’est offert à nous. C’est pour accomplir la volonté du Père de poursuivre et d’achever son alliance avec toute l’humanité. Ainsi, nous comprenons mieux pourquoi Jésus nous dit que l’aimer doit nous conduite à cette vigilance sur les commandements.

Des commandements pour mieux aimer (I)
Engager sa vie

Nous ne pouvons pas engager notre vie à la suite du Christ, si nous ne choisissons pas d’aimer le Père. Tout Fils qu’Il est, Jésus a choisi de faire la volonté du Père, dans le dynamisme de l’Esprit. Cette manière de vivre en communion avec le Père, empli de la force de l’Esprit, c’est aussi ce que Jésus veut pour nous. Il nous revient d’être disponible pour l’accueillir. L’Esprit ne s’impose pas, tout comme le Père et le Fils. Dieu demeure présent, à nos côtés, pour nous conduire vers une vie qui puisse être tournée davantage vers les autres que vers soi. Il nous revient de choisir si nous désirons être du côté de cette vie.

Les combats de la vie baptismale

C’est là tout le défi de notre vie baptismale qui nous pousse à résister, aidés de la grâce, à lutter contre toutes les puissances de mort qui nous guettent. La résurrection du Christ nous invite à croire que ces puissances n’auront jamais le dernier mot. Le Christ est sorti du tombeau pour que nous ayons la vie, et la vie en abondance. Toutefois, la haine, le mépris, l’égoïsme, le pouvoir… sont encore bien vivants. Même si nous luttons contre ces tentations « l’ennemi de la nature humaine » les utilise pour exacerber la division de notre monde.

Des commandements pour se laisser aimer

La seule parade est de se confier à l’Amour de Dieu. Á le laisser me rejoindre dans mes blessures, dans toutes les fêlures et autres fissures que ma vie peut rencontrer. C’est ainsi que nous pourrons davantage connaître Dieu, dans l’exposition humble et confiante de notre humanité blessée. Il nous revient ainsi d’apprendre que la seule manière de grandir en humanité est de se reconnaître comme des êtres blessées et fragiles.

Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum

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