Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Jn 14, 15-21 Attente de l’Esprit

Publié par Olivier de Framond compagnon jésuite sur 9 Mai 2026, 19:27pm

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.     Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

Jn 14, 15-21 Attente de l’Esprit

La 1ère Église respire l’Esprit Saint. Courageuse, battante, elle trouve une parole libre, qui agit et relève. Elle accueille des baptisés et envoie des confirmés. Elle expérimente sa croissance aux périphéries, avec les Samaritains. Les « seulement baptisés » semblent rappeler aux disciples ce qu’ils étaient avant la Pâque du Christ et ce qui leur a été donné à la Pentecôte : l’Esprit qui les habite et ouvre en eux une espérance en actes ? L’Esprit donne aux apôtres ces mains magiques où passe le Souffle qui envoie des disciples animés comme le Christ. Des membres sortent, qui reconnaissent en des étrangers des frères et sœurs, membres de ce même Corps qui se révèle. L’Esprit unifie ce qui était divisé.

L’adversaire, il est en soi, avant d’être les autres. Il est, en moi, ce qui résiste, dans une farouche quête d’autonomie, à une conversion. Le monde, il n'est pas extérieur, il est en moi, en nous. Il y a en moi une part qui connaît et accueille l'Esprit de vérité. Et une autre, le monde, qui lui barre la route. La Pentecôte ultime c'est celle où le monde cédera et laissera entrer l'Esprit de vérité. C'est un enfantement dans la douleur. Tous suivront alors le Chemin, le Christ, qui mène nul ne sait où. JE SUIS le chemin, dit-il, c’est donc qu'il s'agit d’entrer dans une connaissance réciproque. Te connaître, Seigneur, et me laisser choisir. C’est la condition pour que vienne l’Esprit.

En préparant, l’équipe était touchée par ces premières pierres vivantes de l’Église. Aussi redoutables que les exploits du Seigneur chantés par le psalmiste ! Redoutables autrement, sans doute, peut-être malgré elles. En tout cas elles ont suscité des réactions, des « adversaires »… La Pentecôte approche, des mains se poseront sur des baptisés. L’Esprit de vérité ouvrira des chemins d’espérance, au milieu de la vie. Qu’est-ce qui nous met en route et nous attache à prendre le chemin de l’Esprit, comme ces Samaritains ? Et qu’est-ce qui nous arrête, que le Défenseur nous fait traverser ? L’Esprit donne le goût et la persévérance à suivre la boussole de la joie, à sortir du péché qui recherche tout seul le bonheur. Le temps pascal fait éprouver une autre toute-puissance de Dieu, celle qui fait choisir la conversion du cœur. Consentir à avoir soif, à mal voir, à boiter, vulnérable, devient possible, confiant en l’Esprit sur notre terre.

Olivier de Framond compagnon jésuite

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