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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


2ème dimanche de l’Avent : une voix au désert, dans l’agitation du monde

Publié par Père Olivier de Framond sur 8 Décembre 2018, 20:22pm

Catégories : #2017_framond

Il y a le règne des hommes, avec ses grands, l’empereur, au sommet, Tibère, les gouverneurs, en dessous, Pilate, et ceux des régions, en dessous, Hérode, Philippe, Lysanias, et les grands du pouvoir religieux, Hanne, Caïphe. Et il y a les gens ordinaires, le peuple. On croirait entendre l’actualité. Il y a Trump le tweeter, Poutine le rusé, Xi Jinping le discret tout-puissant. En dessous, il y a Macron, l’Europe, et d’autres. Et il y a les cris multicolores aux couleurs chaudes, bonnets rouges, gilets orange, gilets jaunes. Et il y a les autres. Les uns crient, d’autres gèrent. Je peux me laisser happer par un agacement contre tous ces cris multicolores, surtout quand ils créent des bouchons. Je suis alors encore dans le règne du bruit, du monde en moi.

Il y a le règne de Dieu. Il frappe à la porte. Une voix au désert, l’entendrai-je ? La laisserai-je entrer en moi ? Elle vient révéler un autre règne, au désert. Et tout être verra le salut de Dieu. Au milieu de l’agitation du monde. Le vivant choisit d’accueillir cette voix, comme une lumière pour choisir de demeurer dans une conversion. Ainsi, au milieu des passages tortueux, des collines rocailleuses de la vie, le Seigneur lui donnera de voir, d’entendre autrement, soi-même, le conjoint, le monde. J’apprendrai à considérer chacun, les visages derrière même ces gilets jaunes.

Que votre amour vous fasse progresser pour discerner le jour du Christ, dit Paul. Je progresse là où Dieu conduit son peuple. Les captifs que le Seigneur ramènera à Sion, en ce temps d’Avent, accueilleront leur mort pour naître à un regard nouveau, une écoute nouvelle. Les collines, les montagnes, les déserts qui les oppressent, verront des torrents jaillir. Les larmes du semeur deviendront joie du moissonneur. C’est Dieu lui-même, qui pleure quand l’homme erre, captif. Il sème ce qu’il peut. Et qui moissonne dans la joie quand il retrouve des vivants qui ont reçu la voix de l’ami de l’époux au désert. Dieu est là, et l’on ne sait comment. Sur son ordre, des arbres odoriférants donneront à son peuple de marcher vers la joie. Un ami, qui vit sans doute ses derniers jours, m’offrait hier ce parfum de paix, de miséricorde et de justice, la joie, même douloureuse, était en lui. Le Seigneur conduira son peuple à la joie. Rendons grâces.

Père Olivier de Framond

Ba 5, 1-9 ; Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6 ; Ph 1, 4-6.8-11 ; Lc 3, 1-6

 

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