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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


3 janvier 2021 - Epiphanie du Seigneur

Publié par Olivier de Framond, compagnon jésuite sur 2 Janvier 2021, 12:41pm

Catégories : #2017_framond

L’Epiphanie du Seigneur est la manière de Dieu pour nous souhaiter « Bonne Année ». Le message entendu est clair : les nations viennent à Dieu, pour l’adorer en Jésus, l’Enfant Christ. Les mages, c’est en fait toute notre humanité, Juifs, Chrétiens, Musulmans, Hindous, mécréants et païens de toutes sortes. C’est nous tous, petits et grands. L’Humanité se révèle en venant à l’Enfant Dieu qui la met en route et fait donner le meilleur de soi-même : l’or, l’encens, la myrrhe. L’or va à un Roi, le petit roi des Juifs, serviteur, révélé sur la Croix.

C’est l’or de nos pouvoirs, politiques, économiques, médiatiques, ecclésial aussi, et à échelle plus proche, nos pouvoirs familiaux, conjugaux, moraux, etc. Ce mage qui donne de l’or à l’Enfant Jésus, c’est beau : il reconnaît que tout vient de Lui, il en rend grâce, aucun pouvoir n’est le sien propre, il le reçoit et le fait fructifier. L’encens de l’Humanité, c’est nos activités spirituelles ou religieuses de tous genres, célébration, pèlerinage, passage au cimetière, fête religieuse, ou un grand match de foot comme autrefois les jeux du Cirque, tout ne se vaut pas certes. Un mage qui donne de l’encens à l’Enfant Jésus, c’est Dieu qui donne à notre humanité de reconnaître la source de sa Vie. Comme au pèlerin qui priait ainsi : « Prends, Seigneur, et reçois, toute ma liberté, tout ce que j’ai, tout vient de toi, à toi Seigneur je le rends ». Aucune action, aucune beauté, ne vient que de soi. Nous la recevons de l’Enfant de la crèche, pour la rayonner. La myrrhe, notre myrrhe, c’est notre capacité à donner, à mettre en route nos énergies pour servir ici et là, comme le font les soignants, et tous, mères de famille, pères, artisans, commerçants, tous, pour le village, le pays, des plus pauvres. On embaumait les corps avec de la myrrhe. Un mage qui donne de la myrrhe à l’Enfant Jésus, couronne en fait l’offrande de Dieu, jusqu’à la Croix, et sa résurrection.

Hérode avance en sens contraire de tels Mages. Mais les grands prêtres et les scribes aussi en fait, qui gardent leur or, leur encens, leur myrrhe, sans se mettre en route et adorer à leur tour. Ils « savent », ça leur suffit. Ils savent pour le Messie, d’où il doit venir. Ils savent les Ecritures. C’est nous aussi parfois, chaque fois que nous ou notre Eglise croyons faire bien ce qu’il faut sans bouger d’une semelle pour recevoir la Vie, notre vie, notre pouvoir, notre capacité d’aimer, de l’Enfant de la crèche, Jésus, Christ. Des païens, des mécréants, seront peut-être davantage les révélateurs de notre Dieu et Sauveur. Seigneur, que nous soyons ces nations qui devant toi se prosternent ! 

Olivier de Framond, compagnon jésuite 
Is 60, 1-6 ; Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13 ; Ep 3, 2-3a.5-6 ; Mt 2, 1-12
Merci à l'auteur de cette image

 

 
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