Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


L'épiphanie, fête des galettes ou mieux encore?

Publié par Olivier de Framond, compagnon jésuite sur 1 Janvier 2022, 18:26pm

Catégories : #framond_homélies

Petit quizz. L’épiphanie, c’est : la fête des galettes ? La fête des rois ? La fête des fèves ? Une manifestation de la gloire de Dieu ? … Ce qui en est l’origine en fait c’est l’exil d’un peuple, Israël, envahi et éclaté chez des rois étrangers. Vie de migrants sans repères, sans maison, sans pays, sans métier, sans famille, vie de survie. L’épiphanie va manifester l’inversion du mouvement : ce sont les rois étrangers qui vont à Israël, à Dieu. Ils le reconnaissent dans un petit enfant qui n’a rien de brillant. Avec Dieu tout est discret, caché. Dieu naît dans une crèche perdue de la terre, un jour du temps. Il apparaît à des bergers. Là on voit 3 mages, ils viennent incognito de très loin, guidés par une étoile. Tout est discret. Et en même temps très fort. Car Dieu parle au cœur. Ce qui répand sa nouvelle, ce n’est pas des grands trucs, c’est un étonnement, une très grande joie, la joie d’une lumière gracieuse entrée à l’improviste, en lieu inattendu. Comme Paul à sa conversion : il éprouvera que tout est don en Dieu, rien d’imposé.

Ces mages n’ont rien à offrir à Dieu que ce que Dieu leur a donné. L’or, l’encens, la myrrhe, c’est Dieu, en son Enfant bien-aimé : l’or d’un roi, l’encens de Dieu, la myrrhe d’un homme qui se fait l’un de nous et qu’un jour on embaumera à sa mort. Ces mages vivent le Credo : ils croient au fils unique, vrai Dieu et vrai homme, et c’est toute leur joie !

Peut-être ont-ils touché Paul. Quel est ce mystère qui lui a été révélé ? C’est tellement fort qu’il lui faut attendre 3 fois pour le dire. Mais ça vient : les nations sont associées à partager la même promesse, dans le Christ Jésus. Sa joie a fait le reste. Non seulement il a accueilli la nouvelle, mais il l’a répandue. Ici, là, à d’autres, bergers, mages, à nous, à moi peut-être. Notre seul travail ? Laisser l’étoile de Dieu guider nos pas, tracer le chemin de la joie, au-delà de l’épreuve.

Olivier de Framond, compagnon jésuite

Nb 6, 22-27 ; Ps 66 (67), 2-3, 5, 6.8 ; Ga 4, 4-7 ; Lc 2, 16-21

Merci à l'auteur de cette image

 

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