En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »
Des citations d’Hurtado « Tout chrétien doit aspirer à faire ce qu'il fait comme le Christ le ferait à sa place ». « Le Christ n'a pas de mains, il n'a que nos mains pour faire son travail aujourd'hui ». « Un feu qui allume d'autres feux »
Notre vie véritable est dans la relation, la relation qui porte vie, la relation qui dure, la relation éternelle, la relation avec le Seigneur. C’est notre seul bien véritable. Tout ce que je vis est à considérer à l’aune de cette certitude. Jésus le proclame en disant « heureux » celui qui vit la pauvreté, la faim, les pleurs, la haine subie, l’insulte, le mépris... car tout cela est vécu à cause du Fils de l’homme, de la relation avec Lui. A travers tout cela, Jésus signifie le mouvement qui appelle vers la relation durable éternelle de tous avec le mystère du Père et qui entraine ce combat.
Ne pas être dans ce mouvement de la relation, c’est ne pas être dans la vie, c’est être en fait dans le malheur, dans une réalité apparente, frelatée, fermée sur elle-même, et au bout du compte sans aucune espérance.
Jésus découvre et révèle cette tension qui traverse toute existence humaine. Il nous appelle à choisir la relation avec Lui, à nous ouvrir à elle, même si cela nous plonge dans l’hostilité que subissent ceux qui ont fait le choix de Le suivre. « Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. »
Ce chemin beaucoup de nos frères et de nos sœurs l’ont emprunté, comme le saint que nous fêtons aujourd’hui : Alberto Hurtado. Prenons conscience que dans nos contrariétés nous sommes associés à ce mouvement de vie, et acceptons-les, offrons-les, demandons à être mis sur le chemin de la vie pour tous.
Jean-Luc Fabre compagnon jésuite
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