Cherchons ce qui nous conduit davantage du côté de la vie et d’une vie en abondance comme nous le promet le Seigneur. Si nous désirons vivre du côté du Christ, marcher à sa suite et chercher à lui ressembler davantage, rapprochons-nous de la manière de procéder du Christ. Il a eu des paroles parfois vigoureuses mais toujours constructives. Le Seigneur est bien là pour nous conduire, pour nous apprendre les choses du Père à l’image d’un maître avec son élève, comme nous le rappelle Ignace de Loyola dans son récit (n° 27).
C’est donc bien une disponibilité intérieure que nous sommes appelés à acquérir si nous voulons nous laisser rejoindre par la miséricorde de Dieu. Si nous n’arrivons pas à faire de la place dans nos vies, dans nos cœurs, il nous sera difficile de discerner les appels de Dieu pour vivre de sa vie. Si nous voulons vivre de la force d’amour de Dieu, si nous avons le désir de le choisir pour maître et pour ami, il faut sans cesse renaître à l’espérance. Sans elle, nous ne pouvons pas avancer. Nous risquons alors de céder aux « sirènes » de l’ennemi de la nature humaine qui nous fait toujours baisser les bras et penser que les autres sont meilleurs que nous.
Souvenons-nous que toute comparaison est un poison si elle nous fait considérer l’autre comme « meilleur que nous ». Chacun et chacune d’entre nous cheminons, comme nous le pouvons, sur le chemin de la foi, malgré fatigue et contradiction. La seule conviction qui doit nous habiter est que Dieu nous aime follement, passionnément, intensément. Il désire que nous puissions le servir pour construire son Royaume et sa justice. N’attendons pas la perfection.
Suivre le Christ de plus près
Dieu veut que nous prenions sa suite, que nous marchions derrière lui pour rencontrer nos contemporains aux carrefours du monde. Prendre ce chemin est risqué car nous nous exposons toujours dans la rencontre. Mais, c’est le chemin que le Seigneur a choisi de prendre lors de l’incarnation.
Souvenons-nous qu’il demeure avec nous sur nos chemins de vie. Sa miséricorde nous aide à avancer pour que nous puissions le reconnaître dans nos frères et sœurs en humanité. Ainsi, nous pourrons mieux servir, pardonner et aimer davantage. Laissons-nous rejoindre par cette tendresse de Dieu, elle nous conduit vers une connaissance de Dieu « intimement présent en nous, plus encore que nous ne le sommes en nous-mêmes », pour reprendre une expression d’Augustin d’Hippone.
N’oublions pas de mettre Dieu au cœur de ce que nous sommes, de le prier, de l’invoquer dans nos activités pour qu’il nous aide à vivre l’audace évangélique. Puissions-nous aussi vivre dans une dynamique de pardon, de réconciliation et de guérison individuelle mais aussi communautaire.
Notre monde a besoin de disciple de réconciliation, de prophète d’espérance annonçant au monde dans et par toute leur vie la miséricorde de Dieu. Peut-être alors que Dieu aura la première place dans notre monde et que l’humanité choisira, et nous avec, de bâtir la paix dans le pardon.
Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum
/image%2F0931903%2F20260912%2Fob_3ba5c2_3-mains.jpg)
