Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Chercher le pardon et la paix (I)

Publié par Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum sur 12 Septembre 2026, 04:59am

« L’homme a plus besoin de pardon que de pain », disait le jésuite François Varillon dans son livre L’Humilité de Dieu. Le pardon donné, le pardon reçu sont des choses difficiles car ils touchent au cœur de ce que nous sommes, de ce qui peut être blessé en nous. Pourtant, ce pardon est au cœur de notre vie chrétienne. Dans l’Évangile de ce 24e dimanche ordinaire, nous voyons Pierre demander un « tarif », « une quotité du pardon » qui paraît raisonnable. Mais, Jésus veut aller plus loin, comme pour faire comprendre qu’il n’y a pas de limite au pardon. Lui-même a pardonné à ses bourreaux sur la croix.

De la conversion au pardon

Ainsi, nous devons être plus prompts à pardonner qu’à condamner. Cela nécessite que nous ayons un cœur généreux, disponible pour accepter que l’autre me blesse, sans lui en vouloir. Le pardon ne signifie pas effacer l’offense, mais passer au-delà.

Pardon et réparation

Aussi, le pardon ne suffit pas à lui-même, il doit entraîner une « réparation », un désir de conversion de celui qui a fait du tort. C’est en cela que cet acte peut porter du fruit. Pardonner c’est permettre à l’autre de grandir, de comprendre l’importance de la conversion. C’est une action éducative qui peut être lassante, fatigante avec cette impression de vider la mer à la petite cuillère. Mais, pour le chrétien, pardonner c’est s’appuyer sur le pardon de Dieu. Pour cela nous pouvons nous rapprocher du cœur miséricordieux du Christ. Avec lui, nous serons capables d’essayer d’aimer nos ennemis, de supporter ceux qui nous persécutent.

Chercher le pardon et la paix (I)
Apprendre à pardonner

C’est un exercice spirituel que d’apprendre à pardonner à la suite du Christ. C’est chercher ce qui peut me rapprocher davantage de la condition de disciple, compagnon de Jésus. Aussi, si cela nous coûte de pardonner, c’est bien parce que nous sommes blessés, atteints dans notre amour propre, dans notre orgueil. Il y a peut-être là à chercher la raison de la blessure. Pour autant, il ne faut pas rester sur la blessure et rechercher un baume cicatrisant. Cela peut être dans la vie spirituelle et/ou dans la vie temporelle ; toutefois il faut chercher tout ce qui peut aider à cheminer dans un chemin de pardon mutuel.

Oser pardonner

Regardons l’Évangile de ce 24e dimanche et le comportement du serviteur du roi. Il s’est vu remettre sa dette parce que le roi fut pris de compassion à son égard. Pourquoi alors ne s’est-il pas comporté de la même manière avec son débiteur ? L’Évangile ne le dit pas, mais nous pouvons facilement comprendre que c’est cette question que nous pose le Seigneur. Il nous invite, par conséquent, à nous comporter comme lui.

Vivre de la miséricorde de Dieu

Nous sommes invités à entrer nous aussi dans cet élan de miséricorde qui est le propre du cœur de Jésus. N’ayons pas à cœur le désir de vengeance, tâchons de rejoindre, par la prière et la sollicitude fraternelle, les sentiments mêmes de Dieu. Il est notre unique nécessaire, celui duquel nous recevons la vie, l’espérance et l’être. Désirer avoir un cœur pacifié et pacificateur est une démarche de foi mais c’est surtout un bon chemin pour le vivre ensemble. Notre monde connaît trop de guerre, de rancœur, d’occasion de nuire pour des questions principalement d’orgueil et de quête malsaine du pouvoir.

Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum

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