Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mt 13, 1-9 un appel à s’ouvrir complètement à celui qui se donne généreusement

Publié par Jean-Luc Fabre compagnon jésuite sur 12 Juillet 2026, 09:11am

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

je vous envoie comme des brebis au milieu des loups

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Les langues humaines sont d’une grande complexité. Jésus s’adresse à ses auditeurs en parabole. La parabole est la forme par excellence pour donner à l’interlocuteur de comprendre par lui-même ce que le locuteur cherche à lui dire. En effet, dans une parabole, l’interlocuteur doit, par lui-même, interpréter. Il s’engage ainsi dans l’échange, il s’implique…

Mais n’oublions pas que toute parole imagée est, par ailleurs, portée par un contexte de compréhension. Pour nous, en Europe, les semailles se font après la préparation du sol, des labours. Et cela depuis au moins le moyen-âge où l’Europe s’est enrichie en trouvant les moyens d’améliorer avec patience ses sols. (Sols que malheureusement nous ruinons actuellement). Dès lors nous ne pouvons pas vraiment comprendre la parabole qui s’ouvre à une autre interprétation si on sait que les semailles précédaient les labours du temps de Jésus en Palestine, le passage de la charrue ou de la herse étaient là, non pour préparer le sol mais pour permettre seulement que la semence soit recouverte…

Ce qui peut être reconnu dans l’histoire vue dans cette dernière perspective, c’est la générosité du semeur qui ne néglige aucun endroit pour répandre sa semence même ceux les moins probables. Un encouragement, du coup, pour nous, à laisser la parole de Dieu nous rejoindre en tout notre être, à nous offrir à son action en toutes nos dimensions, même les moins respectables, les moins ouvertes, les plus cachées, les plus secrètes. Le semeur est sorti pour semer et nous sommes tout ouverts à sa semence…

Jean-Luc Fabre compagnon jésuite.

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