En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » Lorsque Jésus eut terminé les instructions qu’il donnait à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole dans les villes du pays.
Le Seigneur est venu sur Terre pour appeler et conduire chacun de nous vers la vie en vérité. Et dans son injonction, il y a aussi l’appel à quitter ses premières relations, l’acceptation à aller plus loin, l’obligation de prendre la route, en laissant le passé derrière soi.
A nous de découvrir que nous ne vivons vraiment que dans la réponse à la parole qui nous suscite. Sachons dire « oui » à cette pauvreté qui nous libère de tout asservissement, tout enfermement.
Notre vie se manifeste en vérité dans la réponse à l’appel perçu. Tout de notre ancien monde peut alors se recomposer, mais autrement. Non dans le repliement sur le déjà connu mais dans l’amour ouvert à tous. Chaque geste posé, quelque soit sa taille, devient signe d’un amour toujours plus grand.
Qu’ils soient bénis tous ceux qui reprennent le flambeau dans leur existence, comme elle est, en posant le pas de plus. Par-là, ils transmettent à leurs proches cette mise en mouvement de l’humanité, à la suite de Jésus le Christ.
N’ayons pas peur. Cet appel retentira jusqu’à la fin des temps. Nous pourrons, chacun à notre tour, nous mettre en mouvement, aller, marcher…
Mais, prenons en conscience, Lui, Il sera toujours au-devant de nous, nous faisant signe sur le Chemin de la Vie. Il est Celui qui nous porte chacun et tous sur les chemins de la Vie.
Jean-Luc Fabre compagnon jésuite
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