La mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Voilà mes deux fils : ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume. » Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez, Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous y boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père. » Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
Jésus est ouvert à quiconque, à toute parole. Jésus profite de l’approche de la famille des enfants de Zébédée Jean Jacques ainsi que leur maman pour mieux établir la relation entre eux et lui. Cela commence par la question sur leur volonté à eux, adressée à la mère : « Que veux-tu ? » … Cela conduit ensuite, après la réponse familiale, Jésus à clarifier la situation en parlant en son nom propre, en continuant à les questionner. « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? ».
A leur réponse, Jésus dresse alors un panorama beaucoup plus large avec le Père, avec ceux pour qui les places sont réservées mais aussi avec les autres disciples et la communauté qu’ils forment. Cet élargissement ramène, à vrai dire, chacun à bien considérer sa propre manière de voir, d’agir… Jésus introduit alors sa propre attitude fondamentale dans sa relation envers les autres personnes : servir.
Nul n’est le centre, nous sommes tous appelés à être en relation de respect envers tous les autres. Faire ainsi nous donne de vivre comme Jésus, de répandre la manière de vivre de Jésus dans la communauté croyante, la société des hommes. Alors, aujourd’hui, ne fuyons pas cette invitation, entrons, nous aussi, dans le mouvement de compassion envers l’autre. Par-là, se tisse en vérité le tissu de l’humanité rendue capable de vivre dans la danse de Dieu. Madeleine nous y précède, écoutons la…
Jean-Luc Fabre compagnon jésuite
S'il y a beaucoup de saintes gens qui n'aiment pas danser, Il y a beaucoup de saints qui ont eu besoin de danser, Tant ils étaient heureux de vivre : Sainte Thérèse d'Avila avec ses castagnettes, Saint Jean de la Croix avec un Enfant Jésus dans les bras, Et Saint François, devant le pape.
Si nous étions contents de vous, Seigneur, Nous ne pourrions pas résister A ce besoin de danser qui déferle sur le monde, Et nous arriverions à deviner quelle danse il vous plaît de nous faire danser En épousant les pas de votre Providence.
Car je pense que vous en avez peut-être assez Des gens qui, toujours, parlent de vous servir Avec des airs de capitaines, De vous connaître avec des airs de professeurs, De vous atteindre avec des règles de sport, De vous aimer comme on s'aime dans un vieux ménage
Un jour où vous aviez un peu envie d'autre chose, Vous avez inventé Saint François, Et vous en avez fait votre jongleur. A nous de nous laisser inventer Pour être des gens joyeux qui dansent leur vie avec vous. Faites-nous vivre notre vie, Non comme un jeu d'échecs où tout est calculé, Non comme un match où tout est difficile, Non comme un théorème qui nous casse la tête,
Mais comme une fête sans fin où votre rencontre se renouvelle, Comme un bal, comme une danse, Entre les bras de votre grâce, Dans la musique universelle de l'amour. Seigneur, venez nous inviter. Madeleine Delbrel
/image%2F0931903%2F20260725%2Fob_3b7696_danse.jpg)
