Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Dans la joie de l’Esprit (II)

Publié par Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum sur 22 Mai 2026, 19:36pm

La joie de suivre le Christ

Si nous mettons notre foi dans le Seigneur, si nous choisissons jour après jour, malgré fatigues et contradictions, de le suivre de plus près, nous ne pouvons pas être spectateurs de ce monde, des chrétiens au balcon du monde. Notre appel est de vraiment nous engager en plein monde pour être puissance de vie et force de transformation grâce à l’Esprit qui nous est donné.

Retrouver le charisme de notre baptême

Chacun et chacune d’entre nous porte, au titre de son baptême et de sa confirmation, d’être promesse de choses nouvelles réalisées au nom du Christ. Souvenons-nous que nous sommes au service du Royaume pour la plus grande gloire de Dieu. C’est-à-dire que nous avons à déployer pleinement les grâces de l’Esprit.

Laisser une empreinte

Nous sommes venus, comme le disait le pape François, pour laisser une empreinte, pour vivre et appeler à vivre librement. Cette invitation à la liberté permet de trouver la créativité nécessaire pour contribuer à changer ce monde et lui apporter la joie de la foi. Ce qui nuit à cela, ce sont nos fermetures intérieures, toutes ces voix – qui font le plaisir de l’Ennemi de la nature humaine – qui nous laissent croire que nous ne sommes pas capables. Dans ces moments de doutes, de défiances intérieures, apprenons à compter sur l’Esprit saint : c’est lui qui vient nous aider à faire toutes choses nouvelles, à ouvrir ces portes fermées qui entravent notre liberté et notre marche à la suite du Christ.

La joie des énergies nouvelles

Notre monde a besoin de toutes les énergies, de toutes les femmes et de tous les hommes de bonne volonté, disponibles pour transformer le monde. C’est une mission pour chaque membre du corps du Christ que nous formons

Dans la joie de l’Esprit (II)
L’urgence de l’accueil

Aussi, il y a une urgence quant à savoir accueillir celui ou celle qui vient chercher le Christ, celui ou celle qui vient « déranger » nos habitudes, nos traditions, nos « on a toujours fait comme ça ; pourquoi changer ». Nous le voyons dans la première lecture de cette fête de la Pentecôte : Jésus vient « déranger ses disciples » non pour les troubler, mais pour leur apporter la Paix.

Qu’est-ce que la Paix de Dieu ?

La Paix de Jésus n’est pas une paix tranquille, qui évite tous tracas et toutes contrariétés. Elle est même complètement l’inverse : elle vient répandre le feu de l’Amour de Dieu, bousculer l’ordre établi pour que nous allions et portions du fruit. La Paix de Jésus est une paix missionnaire, une paix qui est en envoi. « Je vous donne la Paix », dit Jésus ; il ne dit pas : « Je vous fiche la Paix. » Ce don de la Paix est celui de l’assurance que Dieu sera toujours à nos côtés si nous le choisissons  « pour maître et pour ami ». Aussi, cela demande de notre part de la disponibilité intérieure, bien sûr, mais aussi effective.

Sommes-nous toujours disponibles ?

Nous pouvons nous demander, en ce jour de Pentecôte où nous célébrons l’inattendu de Dieu, quelle place faisons-nous à l’imprévu dans nos vies personnelles ou professionnelles ? Sommes-nous disponibles à cet Esprit qui nous invite à faire toutes choses nouvelles ? C’est une question d’audace évangélique pour être en mesure d’annoncer le Christ, Celui qui nous donne de nous réjouir de la joie du Père. Il s’agit, en fait, de l’essentiel de notre vocation baptismale : faire des disciples, conduire des femmes et des hommes à Dieu, pour leur faire découvrir la joie de le connaître. Ce n’est pas une question de rentabilité, mais de fécondité.

Alors, en ce jour de Pentecôte, laissons nos cœurs se dilater dans et par la joie de l’Esprit. Prions aussi pour avoir l’audace de vivre et de annoncer le Seigneur par et dans toute notre vie.

Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum

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