Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Le Carême, la liberté et la joie (I)

Publié par Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum sur 22 Février 2026, 08:44am

Nous voici au premier dimanche de notre temps de Carême. La liturgie nous conduit au désert avec Jésus pour y discerner ce qui nous enchaîne et ce qui nous entraîne à la liberté pour faire grandir le Royaume et sa Justice. Aussi, essayons de toujours nous positionner comme un sujet en interaction avec d'autres sujets.

La liberté du disciple du Christ

Ce que le tentateur demande à Jésus, c'est de se soumettre, d'aliéner sa liberté pour assouvir une quête de puissance et de domination. Ce que Jésus nous montre au désert, ce n'est pas une lutte avec le diable à grand renfort d'éclairs, telle une scène de Star Wars. Il nous guide avec patience et sagesse sur le chemin qui conduit à l'humilité. Elle est l'inverse de la domination car elle conduit à reconnaître ce qui me fait vivre.

Jésus me fait vivre

Ce qui fait vivre Jésus – et ce qui devrait nous aussi nous faire vivre – c'est le rapport avec Dieu, son Père. Jésus, Parole vivante du Père, pourrait très bien céder à la tentation du diviseur et lui donner raison. Mais à quoi bon ? À quoi bon perdre sa vie pour gagner de la Gloire, des honneurs (Mc 8, 36) ? Cette question traverse tout l'Évangile et les disciples de Jésus rencontrent des difficultés à entrer dans le schéma de la gratuité de l'amour de Dieu. Il n'y a pas de liberté sans gratuité, sinon cela est au pire de la domination, de l'esclavage et – au mieux – de la subordination.

Le Carême : un temps pour grandir dans la liberté

Aussi, le temps de Carême n'est pas un temps de soumission pour le plaisir de se faire mal. Il est là pour nous permettre d'accroître une plus grande liberté dans notre relation à Dieu et aux Hommes. Ainsi, si je jeûne et que je suis toujours aussi intenable avec les autres, est-ce un bon jeûne ? Ne devrais-je pas davantage travailler sur cette qualité de relation qui l’entrave pour aller à la rencontre des autres ?

Le Carême, la liberté et la joie (I)
Suivre le Christ de plus près

Jésus, même s'il a eu faim pendant ces 40 jours dans le désert, est resté maître de son désir : accomplir librement la volonté du Père qui le mènera à mourir sur la croix. Et nous ? Pendant ces 40 jours qui vont nous conduire à la splendeur du Ressuscité, le matin de Pâques, quel est notre désir dans notre relation au Seigneur ?

S’attacher au Christ

Notre foi est un compagnonnage quotidien avec le Christ ; il doit nous engager à aller vers un « davantage » dans notre vie avec Lui, par Lui et en Lui. Pour autant, nous rencontrons – et rencontrerons – des obstacles sur cette route qui nous conduit à grandir avec Dieu. Comment accueillons-nous – dans la liberté – ces occasions ? Sont-elles des lieux de consolation ou de désolation ? Que disent-elles de notre foi, de notre attachement au Christ ?

La liberté du Christ

Jésus ne cherche pas à ce que l'on se prosterne devant Lui pour obtenir sa considération, de la force, de la puissance. Au contraire, c'est le Christ qui se met à genoux devant nous le soir du jeudi Saint. Il vient nous donner le meilleur exemple de la puissance : se révéler fragile par amour. Jésus n'avait nul endroit où aller, pas de lieu où poser la tête (Lc 9, 58). Il n'habitait pas dans un palais mais cherchait la rencontre avec les femmes et les hommes de ce temps en instruisant ses compagnons.

Pierre Baptiste  Cordier Simonneau cor unum

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