Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mt 1, 18-24 une bonne nouvelle pour tous, reçue par chacun.

Publié par Jean-Luc Fabre compagnon jésuite sur 20 Décembre 2025, 08:57am

Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

Chacun est appelé à être un relais de la Bonne Nouvelle, un maillon pour tous, jusqu’au Royaume qui vient et que nous attendons.

Chacun est appelé à être un relais de la Bonne Nouvelle, un maillon pour tous, jusqu’au Royaume qui vient et que nous attendons.

Année après année, l’Avent nous revient. Il nous donne d’entrer toujours plus profondément dans la compréhension abyssale de la venue du seigneur sur notre terre, hier, aujourd’hui, demain… En ce quatrième dimanche, où le temps se fait encore davantage pure attente, laissons-nous entrer dans la bonne nouvelle de la venue du seigneur en notre chair, pour nous laisser entrainer dans son projet de vie.

« Voici comment fut engendré Jésus Christ » L’engendrement de Jésus-Christ est constitué, à vrai dire, par un mouvement d’une extrême ampleur et d’une grande humilité. A vrai dire, y sont convoquées toute la Création, toute l’histoire de l’humanité. Aussi bien chez Luc que chez Mathieu est évoqué cette œuvre à multiples dimensions. Ici, chez Mathieu, c’est Joseph qui aide à prendre conscience de ce mouvement plus large, chez Luc, c’était Elisabeth, avec Zacharie, dans la scène de la Visitation. Ils sont les relais les plus proches de la relation centrale entre Marie et Jésus. Et cette grande ouverture nous concerne également, à vrai dire, nous aussi, hommes et femmes du XXIième siècle. L’engendrement de Jésus se poursuivra jusqu’à la fin des temps, année après année, et nous sommes appelés à en vivre, sans cesse, l’émerveillement et l’ouverture. Être attentif à la fois première nous aide à vivre cet engendrement aujourd’hui, pour nous-mêmes, en toutes nos situations. Car comme le dit le chant de jadis : « C'est Noël sur la terre chaque jour Car Noël, ô mon frère, c'est l'Amour ».

« Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » l’ange dans son message vient dire à Joseph de recevoir la situation dans sa singularité. L’enjeu, accepter de ne plus vivre par ouï-dire, par principe, comme dans un « a priori » tout établi mais par l’accueil radical du présent, tel qu’il vient à moi. Paradoxalement, une continuité plus grande que celle obtenue par la perfection figée, selon le principe posé, se donne alors à vivre. C’est une continuité qui se manifeste en vivant de l’amour de Dieu, de ce Dieu Père qui ne cesse de se donner instant après instant à son Fils et à toute la Création, attendant de Lui et d’elle une réponse libre et aimante. Joseph dans ce rêve reçoit la grâce de pouvoir, par la suite, répondre à ce qui surviendra, la naissance en voyage, la fuite en Egypte, la vie secrète en Galilée… L’Esprit saint sera à l’œuvre.

« Dieu-avec-nous ». Que ce temps de contemplation nous déplace nous-mêmes, que nous puissions être plein accueil du présent et réponse à l’appel du Père, à la suite de Jésus. Accueillons-Le qui vient à nous, qui s’unit à nous, sachons vivre à partir de Lui, avec Lui en Lui. Devenons cette terre de Galilée qui le portera en étant complétement présent là où nous sommes, nous laissant engendrer par l’Esprit et la situation. Noël vient à nous, que notre cœur devienne la crèche qui reçoit l’enfant Jésus !

Jean-Luc Fabre compagnon jésuite

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