Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
« Il vit, et il crut ». La fête de l’évangéliste saint Jean nous rejoint comme celle d’Etienne le premier martyre juste après la naissance de Jésus durant l’octave de Noël. Il est cet homme capable de rendre compte de la profondeur du mystère du Christ le Verbe s’est fait chair et il a demeuré chez nous. Il est cet homme qui a su courir et prendre le temps de s’arrêter avant d’entrer pour ne pas saisir mais être saisi… Il se laisse toucher avant d’agir, il laisse faire, il se laisse conduire… Dès lors tout peut lui parler profondément.
Que sa fête, que nous célébrons aujourd’hui, nous donne de savoir goûter ce temps avec l’enfant nouveau-né. Entrer dans la Vie, celle qui est en moi mais aussi chez les autres, entre les autres, dans le mystère même de Dieu. Trouver mon être véritable, relié à tous les autres. Enter en soi, en demeurant tourné et réceptif à l’autre… Contempler… laisser retentir en soi l’autre… Vivre et aimer… Voir et Croire… souffler et insuffler…
Jean-Luc Fabre compagnon jésuite
/image%2F0931903%2F20251227%2Fob_bfcee6_alpe.jpg)
