Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mt 24, 37-44 Une venue hors du temps… 1er dimanche de l’Avent (Is 2, Ps 121, Ro 13)

Publié par Olivier de Framond compagnon jésuite sur 30 Novembre 2025, 08:37am

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

Voilà le temps de Dieu. L’humilité amoureuse gagne les cœurs.

Voilà le temps de Dieu. L’humilité amoureuse gagne les cœurs.

Debout là-dedans ! Quand le jour baisse, on a plutôt envie de dormir. Gens de l’hémisphère sud, est-ce plus facile de vivre l’Avent ? Mais le temps de l’Avent est peut-être celui du temps de Dieu. Un temps hors du temps. Car avec les lectures de ce jour, on ne sait pas si « la venue du Seigneur » est celle de Noël, celle de la Résurrection ou celle de la Parousie, quand tous nous verrons Dieu tel qu’Il est, dans une action de grâce enfin partagée par tous et par tout ce qui a été et qui est ! A la venue du Seigneur le Mal aura vraiment été séparé de ce qui seul existe et subsiste, le Bien, reçu, reconnu, et choisi. On ne se regardera plus en chiens de faïence – étonnante expression ! –, même entre ennemis qui ne pouvaient pas se sentir ! Car il n’y aura plus que le « bien », la vie, l’amour, Dieu, pauvre et humble. L’Avent nous entrouvre cette fenêtre, ce n’est pas rien ! Je n’écouterai plus les nouvelles en me braquant viscéralement contre « cette ordure » ou ce prédateur dont je maudis l’existence ! Il n’y aura plus en moi qu’action de grâce. Voilà le repos à venir. Voilà le temps de Dieu. L’humilité amoureuse aura gagné les cœurs.

 

D’ici là ? « Veillez ». Guettez le temps de Dieu, la venue du Seigneur. Elle vient comme un déluge. Elle vient comme un voleur. Le déluge, on n’aime pas trop. Les voleurs, on n’aime pas trop. Ils viennent toujours quand on ne les attend pas. Faut-il veiller 24h sur 24 pour être sûrs de ne pas rater la venue du Seigneur, son « jour », son « heure » ? Si l’on dort, est-on foutus ? … L’Avent semble sonner comme un réveil qui vous sort de votre sommeil. C’est peut-être le sommeil mystérieux d’Adam avant que ne lui soit donnée Eve. Ou la nuit sombre de la Passion du Christ avant que « les frères et sœurs » éprouvent le Ressuscité. Cette rencontre du Ressuscité annonce le « jour » après la « nuit ». Une lumière vient, qui nous sort de nous-mêmes, et pas seulement du lit ! C’est « l’heure du jour ». L’Avent nous révèle la nuit dans laquelle nous sommes, et nous met en éveil du jour qui vient. Le jour de Dieu. Le jour du Fils. Ce n’est plus les nations qui viennent à la Lumière, c’est la Lumière qui s’invite parmi nous. Et nul ne sait comment …

Olivier de Framond compagnon jésuite

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