Ainsi, prenons le temps de méditer les conseils de Paul entendus dans la seconde lecture. Il nous invite à nous revêtir à la fois des armes de la lumière et du Seigneur Jésus. Gageons que c'est la même chose. Il s'agit vraiment de nous laisser envelopper par la lumière de Dieu. Cette lumière vient chasser les ténèbres de la peur, de la petitesse, de tout ce qui, dans notre vie, entrave la marche du Christ. Laissons-la entrer dans notre vie pour qu'elle éclaire tout ce que nous traversons.
Baptisés pour la joie de Dieu
Souvenons-nous aussi du jour de notre baptême où nous avons revêtu le Christ après avoir été plongés dans sa mort. Depuis nous sommes appelés à participer à la construction du Royaume de Dieu en ce monde et en ce temps. Depuis lors, nous sommes envoyés en mission parmi nos frères et sœurs en humanité. Cette mission n'est pas du prosélytisme, une sorte de croisade pour asséner la vérité de Dieu, mais une qualité de présence, de témoignage qui s'enracine dans la joie et l'espérance. Nous savons aussi que c'est une lutte quotidienne d'assumer les fruits de notre baptême.
Porter le Christ et Sa Parole au monde, est parfois difficile pour nous. C'est donc important de redoubler de vigilance, d'être en veille quant à notre capacité, notre désir de devenir chaque jour davantage serviteurs de la mission du Christ. Notre baptême nous qualifie pour cette mission mais parfois nous préférons rester au port au lieu de partir en pleine marche à la rencontre de nos contemporains.
Nous sommes donc appelés à être des veilleurs. Ainsi, notre première veille est celle sur notre cœur et notre bouche. Nous pouvons demander la grâce que l'Esprit en soit le gardien. Ainsi, nous serons davantage vigilants à être constructifs et à ne pas trop laisser la place à ces commérages dont nous sommes si friands. C'est vraiment quelque chose que le Seigneur peut nous donner si nous lui demandons sincèrement. Seuls, il nous est difficile de ne pas entrer dans la médisance, qui déchire le tissu des relations humaines.
Essayons de trouver dans cet Avent un espace pour nous laisser entraîner à dire du bien plutôt que du mal. Nous apporterons sans nul doute de la joie et de la lumière au monde. Cherchons donc dans nos critiques à être constructifs, à chercher à sauver la proposition faite par le prochain comme nous le recommande saint Ignace dans ses Exercices (Ex. Sp. N° 22). Ce n'est pas facile mais ce travail de veille, aidé de l'Esprit Saint, pourra rendre le monde davantage beau, bien et bon.
Chercher à agir est une manière concrète de désirer suivre le Christ de plus près. C'est essayer de manifester au monde l'urgence de la construction, de la recherche de solutions justes et respectables. Ainsi, nous ferons avancer la cause de la Paix et serons un obstacle à l'ennemi de la nature humaine qui se délecte de nos divisions.
Veillons donc, aidés de la grâce de Dieu, et accueillons la joie de Dieu qui vient à notre rencontre. Ne doutons pas de la force de Dieu, elle est cette fin de commencement d'une brise légère qui est capable de déraciner les montagnes. Alors, demandons la grâce d'être disponibles pour découvrir que Dieu est à l'œuvre en cet âge et qu'Il désire que nous le rejoignions en ce monde et en ce temps.
Pierre-Baptiste Cordier-Simonneau
membre de la société de vie évangélique du Cœur de Jésus
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