Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mt 25, 14-30 répondre à l’appel de la création

Publié par Jean-Luc Fabre compagnon jésuite sur 30 Août 2025, 08:43am

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens.  À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.  Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.  J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car à celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents ! ” »

Ne pas répondre tout seul mais avec Lui Jésus (merci à l’auteur de la photo)

Ne pas répondre tout seul mais avec Lui Jésus (merci à l’auteur de la photo)

Le seigneur nous indique, dans ce passage, un chemin de vie. Pour cela, il y a à noter, comme pour les applications actuelles de trajet, diverses information qui sont nécessaires : la destination (où va-t-on ?) et le choix des modalités de cheminement (comment y va-t-on ?): par l’autoroute, la voie la plus rapide, la moins chère, l’itinéraire le plus touristique. Dans ce passage, avec les trois serviteurs ayant des comportements différents, nous avons tendance à retenir surtout les modalités mais peut-être avons-nous à percevoir la destination effective, même si, ici, elle nous reste dissimulée… d’une certaine manière.

 

“Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.” Le serviteur va-t-il recevoir une nouvelle mission plus ample de serviteur ou bien est il appelé à vivre une évolution de son statut à partir du changement intérieur vécu par la réussite qui provient de sa prise d’initiative ? Initiative qui lui a fait percevoir en lui une liberté, capable d’initier. Il lui est offert et demandé d’« entrer dans la joie de son seigneurs. Un changement de relation avec son maitre, changement qui prendra son origine de sa propre initiative, de sa propre liberté…

Que dire alors pour le mauvais serviteur ? Il n’a pas mis en œuvre sa liberté en se retirant complétement. Dès lors une nouvelle situation lui est proposée pour que sa liberté se mette en mouvement. Cela sera bien plus douloureux mais la destination demeure toujours ouverte…

 

« Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. » Le terme n’est pas seulement d’être en relation d’amitié avec le seigneur. Certes, c’est une étape essentielle mais elle ouvre sur une autre : devenir frère de Jésus, fils du Père, agi par l’Esprit pour que le Royaume advienne… c’est pour cela que nous ne pouvons devenir seul mais uniquement dans la relation avec Jésus. Notre identité de service liée à notre situation est riche de tout ce devenir. N’ayons pas peur de nous risquer. Il nous tend les bras… pour marcher avec nous vers son Père, le Père de tous.

Jean-Luc Fabre compagnon jésuite

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