En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui
-même : “Mon maître tarde”, et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
« Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! » A chaque fois, le seigneur encourage chez ses interlocuteurs des attitudes profondes de vie. Le monde entier est dans une lente, profonde et incessante évolution : le blé produit par la terre devient pain par le travail de l’homme puis corps du Christ par l’offrande de Jésus, le raisin produit par la vigne devient vin par le travail de l’homme puis sang du Christ par l’offrande de Jésus. L’univers entier, l’humanité entière évoluent, se transforment. Dans nos relations aussi, travaille cette lente transformation. Découvrons-la pour pouvoir la suivre et lui donner de produire son fruit véritable.
Le « serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ». Pour vivre ainsi, chacun de nous a à se situer de manière différente. Ne pas se prendre comme centre à partir duquel tout graviterait mais à s’inscrire dans des relations élargies, en vivant au rythme des autres. Ce décentrement nous est essentiel pour entrer dans la vraie Vie. La nouveauté peut venir à moi, de nouvelles relations sont possibles, à travers elles je deviens moi-même et j’approfondis ma relation avec le seigneur. Je suis ouvert, disponible.
Alors ce travail chaque matin il est à refaire : vivre ce décentrement de soi pour accueillir la nouveauté et, ensuite, me laisser conduire, convertir par elle. Cela demande une prise de conscience et formuler une prière d’offrande peut aider à vivre ce décentrement. La Vie je la reçois, je la goûte et j’offre ma participation à elle à travers une attitude de disponibilité, en cela je fais comme Jésus qui ne cesse de se recevoir du Père.
Père très bon, en ce jour nouveau, me voici devant Toi. Unis mon cœur au Cœur de ton fils Jésus qui s’offre pour moi dans l’Eucharistie. Que l’Esprit Saint fasse de moi son ami et apôtre par la prière, disponible à sa mission. En communion avec Marie, mère de l’Église et notre mère, avec mes frères et sœurs du Réseau Mondial de Prière, je t’offre ma journée, ses joies et ses peines, pour la mission de l’Église et l’intention donnée ce mois-ci par le Pape
Jean-Luc Fabre compagnon jésuite
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