En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »
Cette parole est intrigante. Elle nous appelle à sortir de nous-mêmes, sans nous dire comment.
Mais celui qui a pris le vin et le pain, fruits du travail de l’homme, pour se donner à nous à travers les âges, nous appelle à la confiance de faire ce que nous sentons en nous, de nous ouvrir nous-même pour qu’il nous soit donné d’être ouverts à Lui et à son action en nous.
Mystère du dialogue que nous pouvons nous-mêmes initier de par le don que le seigneur nous a fait de nous-mêmes.
Pas autre chose que de nous laisser vivre, ouvrir notre cœur dans la situation et alors nos oreilles entendront, nos yeux verrons…
Merci seigneur pout ton amour qui nous offre la liberté de notre être. Nous accueillons notre jour et nous allons à Toi, à Toi qui viens à nous. Amen !
Jean-Luc Fabre compagnon jésuite
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