En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. Mais il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance
Dans ce passage d’évangile, nous sommes confrontés à deux attitudes : celle des pharisiens et celle de Jésus. Certes elles différent selon leurs inspiration de fond. L’une cherche l’anéantissement de l’opposant, l’autre agit pour, sans cesse, aider les prochains qui se présentent.
Mais ces attitudes différent aussi par bien d’autres aspects. Ainsi l’une cherche le rassemblement des forces de destruction en conseil et l’autre vise à ne vivre que dans le secret et la modestie. Il y a donc un chemin qui isole, sépare et un chemin qui relie, entraine. Un chemin qui veut un résultat d’arrêt et un chemin qui offre des ouvertures aux autres. Un chemin qui disperse et un chemin qui approfondit
La deuxième attitude vécue a été annoncée et elle est maintenant racontée. Elle donne un chemin qui est annoncé et qui s’incarne, un chemin qui peut être repris par d’autres. Un chemin qui ouvre à l’espérance.
Laissons retentir encore une fois, en nos cœurs, l’annonce prophétique : Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance
Prendre le chemin de Jésus, à quelles attitudes cela appelle-t-il chacun d’entre nous ? se laisser aimer, être dans une attitude pacifique de fond, agir modestement, faire preuve de patience, recevoir et accueillir ce qui advient…
Jean-Luc Fabre compagnon jésuite
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