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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


1er DIMANCHE DE L’AVENT – Veiller

Publié par Olivier de Framond, compagnon jésuite sur 28 Novembre 2020, 13:05pm

Catégories : #2017_framond

Ce que vous dis là, je le dis à tous : « Veillez ! » Mais veiller, c’est quoi ? Parfois il nous parle de venir comme un cambrioleur. Alors me crisper à l’attendre ? Je ne tiendrai jamais. Va-t-il venir comme un visiteur qui sonne à la porte jamais à l’heure où je l’attends ? Ah, là oui, accueillir. Il vient comme les messes qui reprennent. Zut, et les chants, la prière universelle, les annonces, les affiches ? Accueillir. Je m’émerveille de voir les fourmis ressortir et se remettre à l’ouvrage. Merci Seigneur ! « Veillez », mais sur quoi ? Une chose étonnante, il confie tout son pouvoir à ceux qu’il laisse tandis qu’il part ! Est-ce que je sais m’étonner du pouvoir qu’il me donne, à recevoir, de sa confiance ? Ce n’est pas un pouvoir de contrôle, possédé comme un dû, qui serait mortifère, lui. Veiller commence par m’émerveiller de ce pouvoir qu’il nous donne en nous quittant. Qu’il nous quitte, c’est à cela peut-être que je ne suis pas prêt. Mais alors nous ne connaîtrions pas l’Esprit.
Matthieu 25 le montre, veiller est une attention de tous moments, où j’apprends à voir Dieu en ces tout-petits qui sont ses frères et sœurs : tel étranger, migrant, malade, prisonnier, sans habits, affamé, et bien d’autres que je peux croiser. Là je n’ai pas à me crisper. J’ai à ouvrir le regard, le cœur. Veiller nous apprend à communier. La communion au Corps du Christ nous a manqués ? Rencontrer le pauvre, le malade, l’étranger, à votre porte vous fait communier à moi. Seigneur, j’ai à apprendre à communier, à aimer comme tu nous aimes. 
Veillez ! Guettez le moment où Dieu va se révéler. Le don de Dieu qu’il nous fait est de tenir fermement jusqu’à ce jour, dit Paul. Qu’est-ce qui nous fait tenir et espérer ce jour, malgré le covid, les santés balbutiantes, un décès qui ébranle, un chômage qui abat ? Il y eut un soir, il y eut un matin. Seigneur, donne-moi de tenir jusqu’au jour, jusqu’au matin, quand tu voyais que c’était très bon. La nuit j’attends que tu « déchires les cieux » ! Le jour, « tu es descendu, tu viens rencontrer l’égaré ». Avec Isaïe, il y a un jeu de cache-cache. « Tu nous as caché ton visage ». Mais c’est nous qui ne voulions pas jouer le jeu, nous ne te cherchions plus. Joyeux temps d’Avent à vous tous. Laissons-nous rencontrer par notre Sauveur. 

Olivier de Framond, compagnon jésuite

Is 63, 16b-17.19b ; 64, 2b-7 ; Ps 79 (80), 2ac.3bc, 15-16a, 18-19 ; 1 Co 1, 3-9 ; Mc 13, 33-37 

 

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