Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Voici que je fais toutes choses nouvelles

Publié par Roland Cazalis, compagnon jésuite sur 4 Avril 2021, 19:06pm

Catégories : #newsletter

Les miracles de Jésus étaient  les signes  avant  coureur de la nouveauté qu'apporterait sa  Résurrection d'entre les morts. En ce jour de Pâques, réalisons que maintenant nous sommes appelés à poser nous aussi des signes de la nouveauté qu'apporte la Résurrection du Seigneur à notre monde. Des signes modestes mais qui peuvent réjouir le cœur de l'homme. Mettons nous à la suite du Saint Père le Pape François sur ce chemin des signes adressés à tous les hommes.

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Merci à l'auteur de cette image

« Moi, Jean, j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés » (Ap 21, 1)

La vision de Jean nous inspire, sans doute, ou rejoint notre souhait le plus ardent. Mais, ne nous y trompons pas. La nouvelle terre et le ciel nouveau ne consistent pas à libérer l’ancien monde de ce qui l’entravait. Il s’agit d’une nouveauté radicale, à l’instar de la figure du Ressuscité. Sommes-nous prêts pour ce ciel nouveau et cette terre nouvelle ?

Avant que la covid ne vienne brouiller les pistes, nous avions conscience que notre monde était en train de basculer vers un avenir que nous appelions de tous nos vœux. Nous entrevoyions un monde où la notion de bien commun viendrait signifier des limites au sujet tout puissant. Nous envisagions un monde caractérisé par un nouvel ordre économique fondé dans la justice et la solidarité. Nous rêvions enfin d’un monde où nous vivrions dans un rapport plus apaisé avec la nature. L’ancien monde ne s’est pas encore donné pour vaincu ; il reste toujours très combatif. Néanmoins, rien ne semble être en mesure d’empêcher ce nouveau jour de se lever.

Nous pensions que ce basculement changerait les réalités autour de nous. Néanmoins, le passage par le désert de la covid nous fait prendre conscience que la terre nouvelle et le ciel nouveau sont nous-mêmes. Sommes-nous prêts ?

Un jour, Jésus s’approcha d’un homme assis au bord de la piscine Bethzatha et lui dit « lève-toi, prends ton brancard et marche » (Jn 5, 8). Jésus était prêt. Il espérait que cet homme soit également prêt, c’est-à-dire qu’il perçoive, à l’instant, que le salut était parvenu jusqu’à lui. L’homme replia ses jambes, se redressa, puis se mit en mouvement.

Si nous nous fions aux signes du temps présent, il est à prévoir que cette terre nouvelle soit marquée par la créativité agile. En effet, elle nous a déjà permis de réinventer la notion de vaccin en un temps record. Cette fraîcheur mentale devrait remettre en mouvement d’autres secteurs de la vie socio-économique toujours sur leur brancard respectif.

Il est à prévoir que le ciel nouveau ouvre un chemin neuf vers le renforcement de l’intériorité, car dans l’ancien monde, nous nous sommes peu à peu appauvris. Les signes de cet appauvrissement sont, inter alia, la défense d’une liberté individuelle sans les autres, la négation de la réalité ou l’invention de la ‘vérité alternative’, ou plus terre-à-terre, la promotion d’une nouvelle roulette russe appelée ‘fête clandestine’. Le ciel nouveau nous fait entrevoir que l’intériorité consolidée est désormais le lieu de la créativité agile et celui d’où l’on tient tête à l’adversité.

En somme, une seule chose importe pour que nous devenions cette terre nouvelle et ce ciel nouveau, c’est que nous entendions individuellement et à l’instant, l’invitation au salut : Lève-toi ! Voici que je fais toutes choses nouvelles.

Roland Cazalis, compagnon jésuite 

Lien d’information de la paroisse Saint-Paul, Numéro 8 : mars 2021

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