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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


L’isolement et le silence du confinement

Publié par Une fidèle du Jardinier de Dieu sur 4 Février 2021, 13:55pm

Catégories : #Jardinier, #actualités, #Notes de vécu

Comment garder la foi face à la pandémie de Coronavirus ? Les mesures de précautions à respecter pour stopper ce virus ont elles mis la foi chrétienne à l’épreuve ? Ces questions m’ont amenée à vouloir partager avec vous ce que j’ai vécu, concernant ma foi chrétienne depuis le premier confinement jusqu’à aujourd'hui.

Baptisée à l’âge d’adulte, j’ai découvert rapidement que je suis choisie et appelée par Dieu à le suivre, à le servir en étant célibataire dans ce monde. J'ai dû quitter ma terre natale et je suis devenue une réfugiée politique. J’ai refait  ma vie sur une terre étrangère, en renonçant  à l'usage de ma langue maternelle pour une autre que toute ma vie je ne maitriserai jamais…

Et puis, le virus est arrivé, il ne faut plus sortir de sa maison sauf en cas de besoins impérieux. C’est l’isolement total. Surtout que  je vis seule. Pourtant, dans cette situation-là, j’ai rencontré Dieu aimant tout être humain. Le croyez -vous ?

Après  mon baptême, j’ai appris à prier tous les jours, surtout avec la Parole de Dieu. Laisser ces paroles vivre en moi, dans mon cœur puis à travers mes actes. La messe dominicale a une place importante dans ma vie. C’est le moment et le lieu où je communie au Corps du Christ. Ce Corps est la nourriture de ma foi en celui qui s’est fait homme et qui est  ressuscité pour nous. Ma vie de foi est en fait soutenue par la communauté des croyants, la paroisse où je vis. Un autre soutien pour moi, c'est d’approfondir la foi en lisant, en étudiant les documents de l’Eglise (par ex : Les encycliques du pape François).

Merci à l'auteur de cette photo

La pandémie ne m’a plus permise de participer facilement  à l’Eucharistie. Alors, c’est Sa Parole qui m’a nourrie. Le  temps  de silence du confinement m’a aidée  à  découvrir plus profondément la présence de Dieu sur terre, et en chacun, chacune de nous. Il y a eu les coups de fil, les messages numériques pour que je communique avec d'autres durant le confinement. Dès que c’était  possible, mon « groupe de quartier »  de la paroisse, nous nous voyions  en respectant les gestes de barrière. La peur de mourir par le Covid ne nous a pas empêchés de vivre. Les liens amicaux entre nous, les paroissiens vivant sur mon quartier, se sont tissés de plus en plus fort,  au fur et à mesure. 

Le bonheur du jardin partagé du confinement. Merci à l'auteur de cette photo

Pour nos pasteurs (les deux prêtres de la paroisse), je crois profondément qu’ils ont besoin d’un soutien important de notre part, les fidèles. Ils sont fragilisés face à la pandémie, ils doivent répondre aux appels urgents des malades, des pauvres. Prier pour eux avant tout, et les aider concrètement si possible, voilà qu'elles ont été mes deux attitudes.

Ce qu’a dit Jésus : « Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres » (Jean 13, 34), retentit en moi, comme son message essentiel pour moi, chrétienne, en ce temps de pandémie.

Aimer les autres, ceux que je croise dans ma vie. Aimer en posant des actes comme le Christ n’est pas facile pour aucun être humain et je le sens fort pour moi. Pourtant, c’est cela que Dieu attend de moi, attend de nous, mes frères, mes sœurs en Christ.

« Si vous aimez Dieu, vous parlez tout naturellement de Lui avec vos voisins et amis, non pas en faisant des sermons, mais avec l’esprit de douceur, de charité et d’humilité, distillant autant que vous le pourrez le miel délicieux des choses divines, goutte à goutte, tantôt dans l’oreille de l’un, tantôt dans l’oreille de l’autre, priant Dieu au secret de votre âme de faire passer cette sainte rosée jusque dans le cœur de ceux qui vous écoutent. Surtout, il faut faire cet office angélique doucement et suavement, non par manière de correction, mais par manière d’inspiration ; car c’est merveille combien la suavité et amabilité d’une bonne parole est une puissante amorce pour attirer les cœurs. » (St François de Sales (1567-1622), Introduction à la vie dévote, 3e partie, ch. 26)

Une fidèle du Jardinier de Dieu

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