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Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mt 25, 1-13 Attendre, veiller, laisser pousser l'amour en nous

Publié par père Jean-Luc Fabre sur 12 Novembre 2017, 02:23am

Catégories : #2013 Evangile piste de réflexion

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25, 1-13.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :
« Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :
les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.
Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.
Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”
Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”
Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”
Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

Le Seigneur ne nous demande pas
à vrai dire un acte particulier,
il nous appelle à une attitude,
attitude qui va informer toute notre vie,
celle de la veille, de l’attente.
Attendre quand l’autre n’est pas là,
ne peut se vivre qu’en aimant.
Aimer dans l’absence,
c’est attendre,
c’est accepter le travail de ce manque,
de savoir que là mystérieusement
l’amour est présent sous cette forme,
que cette absence lui donne de prendre forme,
nous donne d’apprendre à le recevoir,
à savoir se quitter pour cela ;
à creuser ainsi en nous cette aptitude
à le recevoir lorsqu’il surgira.
Après toute rencontre,
un temps doit venir non plus plein mais vide
où l’autre va mystérieusement travailler en moi,
me donner de me quitter
de m’ouvrir encore plus profondément à sa présence.
Là est le secret du temps où nous entrons :
laisser pousser l’amour en nous...
pour la Moisson à venir...

père Jean-Luc Fabre

photo http://farm6.static.flickr.com/5134/5529615265_c0d3884d7a.jpg

 

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