Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Bienheureux (I)

Publié par Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum sur 1 Novembre 2026, 06:09am

« Heureux », entendons-nous dans l’évangile des Béatitudes, proclamé en ce jour de la Toussaint. Nous pourrions aussi chanter, en ce jour de fête, la chanson de Baloo dans le dessin animé du Livre de la jungle : « Il en faut peu pour être heureux. » Même si elle n’est pas dans nos recueils de cantiques, cette chanson peut nous rapprocher de Dieu et de ce que nous célébrons en ce jour de fête. La simplicité des choses de la vie, de goûter le jour présent comme un cadeau de Dieu, de savourer et célébrer l’amour au quotidien.

Heureux les saints de la porte d’à côté

Tous ceux et toutes celles qui sont proclamés « heureux » dans l’évangile de ce jour, ce sont des gens ordinaires, les « saints de la porte d’à côté », comme disait le pape François.

Être plus que faire

Pour vivre de cette vie de Dieu qui nous est promise par la fidélité de Dieu, il n’est pas nécessaire de chercher à réaliser de grandes choses. D’ailleurs, pour vivre l’Évangile en plein monde, il ne s’agit pas de faire, mais d’être.

Les Béatitudes : chemin vers le cœur de Dieu

Les Béatitudes sont une suite de situations de vie qui nous montrent le chemin de l’Évangile pour nous rapprocher de Dieu. Elles ne sont pas une liste de choses ou de situations à faire, telle une check-list pour le bon chrétien. Être heureux selon le cœur de Dieu, c’est se laisser porter par l’Esprit pour témoigner de la joie de connaître le Christ. C’est aussi s’enraciner dans l’amour de Dieu qui nous convie à espérer contre toute espérance.

Bienheureux (I)
Chercher l’espérance

L’espérance, c’est chercher le visage de Dieu au cœur du temps et nous laisser rejoindre par sa tendresse en ce monde et en ce temps. C’est un véritable défi alors que tant de choses peuvent nous révolter face à des situations d’injustice, de mépris, de manque de sens. Pour autant, nous ne devons pas baisser les bras si nous choisissons de prendre au sérieux la dignité de notre baptême.

Sœurs et Frères en humanité

La marche du monde est le lieu où nous avons à être semence d’Évangile, promesse de fraternité. Notre filiation divine nous place dans ce monde pour être signe de contradiction. C’est-à-dire qu’en habitant pleinement notre monde, nous devons œuvrer pour le transformer. Cela réclame de notre part un véritable travail de conversion intérieure. C’est-à-dire de discerner la manière la plus juste d’agir pour être des témoins agissants de la force d’amour de Dieu. Voilà la grande épreuve dont nous parle la première lecture de la Toussaint. C’est une épreuve, car ce n’est jamais facile de tenir l’Évangile pour feuille de route, pour la boussole qui nous conduit à bon port. Il est plus aisé de se laisser aller aux vils comportements de notre monde, à déclarer la guerre qu’à marcher vers la paix.

Heureux témoins de l’Évangile

Si nous voulons être des témoins heureux et crédibles de l’Évangile du Christ, nous ne devons pas oublier que nous sommes envoyés pour être serviteurs les uns des autres.

Tablier de service

Ceindre le tablier de service, c’est estimer que nous pouvons, humblement, apporter à ce monde la joie de l’Évangile. Nous pouvons alors chercher à devenir davantage disponibles pour aimer et changer le monde. Gardons l’espérance que cela est possible, que tout est en notre pouvoir pour apporter au monde davantage de concorde, de douceur et de paix.

Pierre-Baptiste Cordier Simonneau Cor Unum

 

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