Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Répondre à l'invitation aux Noces (I)

Publié par Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum sur 10 Octobre 2026, 04:17am

« Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » Cette phrase termine le passage de l’Évangile de Matthieu entendu en ce 28e dimanche. Si nous la sortons de son contexte, nous entendons là comme une perspective d’une élite qui pourrait être choisie par le Christ pour le suivre. Cette phrase de Jésus n’est pas une sentence, elle est une invitation à une prise de conscience. Tous nous sommes invités au repas des noces de l’Agneau, le Seigneur ne fait pas de sélection. Mais, parce que le Seigneur nous aime et nous veut libres, cela réclame de notre part une décision éclairée.

Une invitation à la tendresse

Dieu nous offre la foi, il nous invite à découvrir, jour après jour, sa tendresse, sa miséricorde et sa paix. Sa main se tend vers nous, pour que nous prenions la route avec Lui. La foi est toujours de l’ordre de la proposition, jamais de l’imposition.

Devenir compagnons de Jésus

C’est dans le compagnonnage que le Seigneur se révèle et non dans la violence et la contrainte. La vie que nous propose le Seigneur n’est pas une vie stérile, repliée sur soi. Il nous invite à porter du fruit et à élargir l’espace de la tente de la rencontre.

Pourquoi nous refusons cette invitation ?

Oui, le Seigneur appelle, invite, propose largement et abondamment. Mais beaucoup refusent de se rendre aux noces. Ne nous pressons pas pour juger et condamner les autres. Il nous arrive aussi, plus souvent qu’à notre tour, de refuser l’invitation du Seigneur. Nous, chrétiens de longue date, nous sommes parfois sourds à ses appels. Nous préférons d’autres dieux, d’autres tables, d’autres invitations. Comme le dit l’Évangile de ce dimanche, nous sommes « l’un à son champ, l’autre à son commerce ».

Répondre à l'invitation aux Noces (I)
La violence des hommes

Pour autant, l’Évangile nous montre des serviteurs zélés, violents même. Ceux qui subissent ce châtiment ne sont pas ceux qui sont « occupés » mais ceux qui veulent nuire à l’appel de Dieu. Cette violence n’est pas la violence de Dieu mais celle des hommes qui se détruisent en volant la liberté de leurs contemporains.

La liberté des enfants de Dieu

Car Dieu ne nous enferme pas dans le refus de son amour, c’est l’homme qui s’enferme dans son refus de Dieu. Ce dernier continue d’appeler d’autres pour entrer dans sa joie. Et qui sait, peut-être que nous serons séduits par cet appel.

La constance de l’appel

La force de Dieu consiste dans la persistance de son appel. Même si nous ne répondons pas la première fois, il vient de nouveau frapper à notre porte. Cette insistance n’est pas du harcèlement, mais une promesse de plénitude dans la liberté. Elle doit toujours être première, car l’appel de Dieu n’enferme jamais. Il nous « conduit par le juste chemin », comme nous le rappelle le psaume de ce 28e dimanche. C’est un chemin, pas une autoroute ou une voie rapide. Ce qui signifie qu’il peut y avoir quelques aspérités dans notre cheminement. Elles sont aussi le lieu où nous pouvons sentir de manière plus pressante l’invitation de Dieu à le suivre de plus près.

Entendre, malgré tout

Même s’il faut parfois tendre l’oreille, au milieu du vacarme du monde, la voix de Dieu est persistante. Alors, il nous revient de rester en éveil si nous voulons que cet appel s’épanouisse en nos vies, en nos cœurs.

Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum

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