Ce 26e dimanche ordinaire est marqué en France par la visite de Léon XIV. Il vient proclamer la paix. Réjouissons-nous que le successeur de Pierre vienne confirmer ses frères et sœurs dans la foi et les inciter à vivre dans la paix. C’est ainsi que nous pourrons véritablement travailler à la vigne du Seigneur.
Travailler à la vigne du Seigneur
Le thème de ce 26e dimanche ordinaire est encore celui de la vigne, comme dimanche dernier. Mais là, ce ne sont plus des ouvriers qui sont invités à se rendre à la vigne, mais les deux fils du vigneron, ceux qui ont la responsabilité de l’héritage. C’est donc aux « vieux » croyants que le Seigneur s’adresse aujourd’hui. Ceux qui ont la responsabilité directe de prendre soin du dépôt de la foi pour la transmettre avec joie, dynamisme et disponibilité.
Reconnaissons humblement que ce n’est pas toujours facile d’annoncer l’Évangile pour que grandisse le Royaume et sa justice. Nous sommes souvent comme le second fils, prompt à dire oui pour être tranquille et à ne pas faire. Peut-être nous faut-il du temps pour que l’appel à travailler à la vigne du Seigneur émerge en nous. Nous ressemblons parfois au premier fils, en apparence moins disponible, mais qui finit, bon gré mal gré, par s’y rendre. Qu’est-ce que cela dit de nous, de notre propension à vouloir transmettre et entretenir ce que nous avons reçu ?
Peut-être que le Seigneur veut nous mettre en garde contre une sorte de conservatisme tapi au fond de nos cœurs. C’est un peu comme si nous nous en remettions pleinement à lui sans contribuer à faire croître par nos vies, nos mains, notre cœur, la vigne qu’il nous confie. Car sa volonté est bien que nous marchions vers une vie qui est davantage dans le service, la proximité avec ceux qui souffrent dans leurs chairs ou dans leur tête. L’appel que ne cesse de nous faire le Seigneur est de porter du fruit en abondance.
Pourtant, souvent, nous n’arrivons pas à rompre avec nos habitudes pour devenir ces disciples-missionnaires si chers au pape François. Alors, il nous faut compter vraiment sur la grâce de Dieu que nous recevons dans la prière. Nous pouvons reprendre simplement la première strophe du psaume 24 (25) de ce dimanche : « Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route. Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve. » Par cette prière, nous reconnaissons notre besoin d’être guidés par Dieu, de le laisser nous montrer le chemin de cette vie en abondance promise.
Lorsque nous reconnaissons que le Seigneur est notre salut, nous faisons preuve d’humilité. Le salut que nous offre Dieu, c’est de vivre non pas comme des personnes qui dépendraient de Dieu pour exister. Mais comme des personnes dont le dynamisme, la foi, l’espérance tiennent parce que Dieu les aime. Il nous aime tous et toutes sans distinction. Ce ne sont pas nos mérites qui font que nous bénéficions du Salut, mais l’amour premier de Dieu. C’est parce que Dieu nous aime qu’il nous est demandé de vivre en enfants de lumière, disciples de Jésus, prêts à témoigner de notre joie de l’avoir pour maître et ami.
Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum
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