Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Lc 5, 1-11 Quand ça ne mord pas ... (1 Co 3, Ps 23)

Publié par Olivier de Framond compagnon jésuite sur 3 Septembre 2026, 07:20am

En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »  Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

Il ne se passe rien… rien de rien

Il ne se passe rien… rien de rien

Entre Jésus et la foule ça mord. Entre le petit groupe de pêcheurs et les poissons c’est l’inverse. Ces derniers sont centrés sur ce qu’ils n’ont pas pris de toute la nuit. Ils ne savent pas que bientôt ils vont être appelés à découvrir et, plus tard, à pratiquer, cette autre sorte de pêche. « Désormais ce sont des hommes que tu prendras ». Et les voilà qui laissent tout : les filets, les barques, les poissons. Ils laissent leur vie connue pour entrer dans une vie nouvelle, celle de « disciples », à la suite du Christ.

Que pouvait raconter Jésus aux foules de Tibériade ? Ce n’est pas dit. L’important n’est sans doute pas là, mais de contempler seulement cet afflux que provoque le passage de ce Jésus, appelé tantôt Fils de l’Homme, tantôt Fils de Dieu. A chacune, chacun, de se mettre en route pour Le connaître et Le laisser agir en nous. Déjà le laisser monter dans nos barques. C’est peut-être quand ça ne mord pas, là où nous semblons échouer piteusement, que l’Ami vient nous retourner. Non pour le plaisir de nous en faire voir de toutes les couleurs mais pour nous faire goûter la joie de Dieu.

Par exemple hier, aux funérailles d’une centenaire qui visiblement avait dû être très chouette, personne ne répondait aux rites et paroles liturgiques. Le Notre Père, seuls les trois animateurs le savaient. Eh bien le Seigneur est venu là-dedans, et tous sont repartis heureux, comblés. Cette célébration a touché tout le monde. Ça frétillait ! La vie nouvelle que le Seigneur ouvre est celle où Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, tout et tous se reçoivent avec le trésor qu’ils sont, les uns et les autres, et qui se révèle.

Olivier de Framond compagnon jésuite

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