Jardinier de Dieu

Jardinier de Dieu

Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Luc 4, 38-44 « pour bien vivre, écouter en soi »

Publié par Jean-Luc Fabre compagnon jésuite sur 2 Septembre 2026, 12:58pm

En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait. Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui. Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter. Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert

Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert

Nous sommes dans le temps ordinaire, entrain de parcourir une fois encore un évangile, ici celui de Luc. Recevons la parole de Vie de ces pages…

Jésus est au début de sa vie publique. Il commence, il n’est pas très connu. Le canal de promotion : le jour du sabbat parler dans les synagogues. Il a encore une vie pas toute mangée. Sa disponibilité appelle. Il a guéri l’homme possédé. Et là dans la famille de Simon Pierre il guérit encore la belle-mère. Du coup beaucoup de gens viennent lui apporter des malades jusque tard dans la soirée…

Vient ce moment si précieux qui fait coupure, la nuit. Chacun peut se retrouver, nous ne sommes plus dans l’interaction sociale. Jésus profite de sa nuit. Au petit matin il va au désert, celui qu’il a connu au début de sa vie publique. Il sait que chaque instant est le lieu d’un combat, ou tout du moins d’une décision : être à l’écoute de la Voix ou faire en fonction de ce qui se manifeste. Il considère sa situation à l’aune de sa mission. Il dit oui à son Père, à son devenir profond. il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé.

Alors nous aussi apprenons à prendre la mesure de notre orientation profonde. Prenons le temps de nous la reformuler le matin, pourquoi pas en lisant un texte d’offrande qui nous parle, que nous aurions rédigé nous-même. Nous y trouverons une aide pour évaluer ce qui arrive, pour pouvoir lui dire oui ou non. Nous éprouvons ainsi notre vraie liberté. Nous ne sommes pas mus par la réussite mais par ce qui nous appelle en profondeur. Ce qui nous appelle en profondeur, ne nous y trompons pas, aide aussi en profondeur nos frères et sœurs. Allons !

Jean Luc Fabre compagnon jésuite

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