Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Lc 4, 31-37 « s’adresser respectueusement à la liberté de chacun, le style de Jésus »

Publié par Jean-Luc Fabre compagnon jésuite sur 1 Septembre 2026, 08:33am

En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! » Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.

Silence sors de cet homme ! c’est tout

Silence sors de cet homme ! c’est tout

Cette situation révèle la manière d’être Jésus envers les hommes.

D’aucune façon, Jésus ne recommande une proclamation intempestive. La liberté de tout homme doit être respectée et jamais forcée. Que le propos soit faux ou exact, le dispositif relationnel et son tempo comptent tout autant pour le respect de la vérité. En effet, la vérité ne réside pas seulement dans la véracité du contenu mais également dans la façon dont s’opère l’échange sinon la liberté de l’autre est bafouée et, par cela même, la vérité également. La vérité est un horizon de convergence, elle ne s’assène pas. Sinon ne se construit pas le consensus porteur de vie qui est sa promesse.

L’esprit impur force la vérité en parlant trop rapidement, même si ce qu’il dit est exact. En revanche, l’action de Jésus consiste seulement à libérer l’homme possédé. Il ne lui inculque rien, il le laisse à sa liberté propre. Par-là, les témoins de de la scène reconnaissent que Jésus parle avec autorité, c’est-à-dire qu’il parle de telle manière que l’autre puisse grandir, se développer. Il n’impose pas, il suscite… Et le fruit de cette attitude, de cette manière de parler est que la renommée, la considération de Jésus se propagent comme d’elles-mêmes. Elles sont diffusées par d’autres à des plus lointains. La vérité a toujours à voir avec la manière dont nous nous associons.

Que cet exemple du début de la vie publique de Jésus rejoigne nos vies. Après l’été, elles vont entrer dans une nouvelle saison, de nouveaux champs relationnels : au travail, à l’école, dans la vie sociale... Ayons à cœur de respecter l’autre, de l’aider à se défaire de ce qui l’empêche sans essayer en aucune manière de l’influencer. Nous rapportons ainsi à notre interlocuteur, nous lui donnerons de percevoir la promesse vers laquelle nous marchons nous, vers laquelle il peut lui aussi marcher.

Jean-Luc Fabre compagnon jésuite

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