En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret. On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.
« Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? » L’extérieur source de savoir, Jésus est dubitatif. Connaitre en réalité demande une connaissance intérieure, demande de connaître l’âme de la personne… l’origine nous échappe aussi. Jésus met en garde ses interlocuteurs mais nous aussi. Nous avons à recevoir sa Parole avec confiance. Son être peut alors se dire ; les connaissances par l’extérieur ne peuvent saisir que des aspects limités et non reliés. Connaître demande une implication personnelle de sa propre intériorité. C’est bien une dimension du combat dans lequel Jésus est investi.
« Il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » Jésus nous parle de lui, de son être intérieur, de l’enjeu de sa vie et en fait de notre salut, de ce qui compte vraiment… Un nouvel horizon s’ouvre à nous. Entendons le propos de Jésus à ce moment du carême. Nous sont dites des choses qui vont guider et éclairer notre chemin vers la Passion et vers Pâques. Ouvrons notre cœur, pour pouvoir le connaitre vraiment, pour pouvoir entrer dans cette nouvelle relation, pour pouvoir vivre autrement, à partir de la relation avec le Père et le Fils.
« Son heure n’était pas encore venue » une transformation pour Lui et pour nous est en route. Elle va venir, elle va se proposer, elle requiert une profonde sortie de nous-même. Le rôle de ce moment du carême, où nous avons déjà confessé notre péché, c’est de nous préparer à entrer dans la connaissance de celui qui va se faire connaître par ce qu’il va poser comme acte et ce qu’il va proclamer par la parole, la connaissance d’une liberté ne peut être saisie de l’extérieur. Alors en ces derniers jours du carême marchons avec Lui soyons attentifs à ses paroles à ses gestes dans la relation Ecoutons le pleinement. Confions nous à Lui…
Jean-Luc Fabre compagnon jésuite
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