Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


La Transfiguration : la montagne de la joie (I)

Publié par Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum sur 1 Mars 2026, 06:55am

Nous poursuivons notre route vers Pâques avec ce deuxième dimanche de Carême. Après le désert de la semaine dernière, c'est à la montagne, le lieu de Dieu, que nous sommes conduits.

Avec Dieu, déplacer des montagnes

Durant ce Carême, à l'image d'Abram dans la première lecture, nous sommes invités à quitter ce que nous connaissons pour entrer dans la proposition de Dieu. C'est une proposition qui doit provoquer notre écoute, celle du cœur où Dieu vient nous murmurer qu'il a une promesse à accomplir. Cette promesse est celle de son Amour qui se déploie dans la force de sa Parole. Un amour qui déplace les montagnes, « change le rocher en source et la pierre en fontaine » comme le dit le psaume 113 A.

Laisser Jésus nous déplacer

Donc, c'est bien à un déplacement intérieur que le Carême nous expose. Il nous invite à croire que la foi en Jésus déplace les montagnes. Mais nous devons d'abord apprendre à compter sur Lui. Dieu nous donne la force de Sa Parole, de Son Amour pour annoncer au monde la Bonne Nouvelle. Nous en sommes les porteurs – certes dans des vases d'argile, messagers d'une Parole qui nous dépasse, nous déborde et nous déplace.

Avancer vers la montagne de Dieu

Comme Abram, il nous faut accepter le risque de quitter le connu pour nous aventurer un peu plus sur le chemin de Dieu, le chemin qui conduit à l'autre. Ainsi, nous pourrons avancer davantage vers la montagne de Dieu. Nous serons, d'ailleurs, peut-être surpris par sa taille.

Dieu est avec nous

Ne faisons pas une montagne de notre chemin de croissance spirituelle ; Dieu s'occupe de nous pour que nous nous occupions de nos frères et sœurs en humanité. Elle est notre terre promise, le lieu où Dieu nous veut vivants. Nous attachons parfois de l'importance aux lenteurs qui nous ralentissent dans notre croissance, dans notre conversion, mais elles nous permettent de découvrir le chemin parcouru.

La Transfiguration : la montagne de la joie (I)
Nourrir notre espérance

Ce qui importe le plus, c'est l'espérance que nous mettons dans le don de Dieu. Notre prière peut s'en nourrir et nous pouvons demander au Seigneur de ne pas nous laisser nous désespérer. Nous cheminons toujours en terre promise, Dieu ne nous abandonne pas, « il veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour » (psaume 32).

La promesse de la Parole de Dieu

C'est cette promesse que Sa Parole nous révèle, qui nous fait grandir et nous conduit à annoncer son Amour et sa Grâce sur les routes des femmes et des hommes de ce temps. C'est un processus lent mais assuré de transfiguration de notre cœur, de notre vie. Si nous faisons confiance à Dieu, si nous mettons nos pas dans les siens, alors nous pourrons changer le monde.

Se mettre en route

En fait, ce qui importe le plus c'est de pouvoir se mettre en route. C'est choisir le Christ pour compagnon de route et marcher à sa suite vers la splendeur du Père. Ce n'est pas un chemin facile pour autant car la marche est longue et les sentiers tortueux. Mais ce qui importe, c'est cette confiance, le fait d'être des compagnons de Jésus marchant ensemble vers la montagne du Seigneur.

Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum

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