Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Aux Rameaux : goûter à la folie de l'amour de Dieu (II)

Publié par Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum sur 28 Mars 2026, 10:03am

De la douceur à la croix

Cette proximité se fait plus pressante auprès de ceux qui souffrent, qui sont malmenés par la vie, par la maladie. Nous pouvons ainsi les inviter à goûter à la proximité de Dieu, à cette douceur que le Christ leur apporte. Le Seigneur n'est jamais loin de nous, il sait ce que la vie nous fait endurer. Il connaît le sens de la souffrance et il vient, par son chemin de croix, par sa mort, les assumer avec nous et les conduire vers le Père pour que l'Esprit les transforme en puissance de vie.

Marcher dans l’espérance

Pour marcher dans cette conviction, il faut que notre foi s'enracine dans l'espérance de l'amour de Dieu. Sans cette dernière, nous ne pouvons pas tenir dans l'assurance que Dieu nous aime. Parce que, lorsque nous regardons le monde, tout nie l'espérance, l'amour de Dieu. La guerre est partout, l'orgueil ronge nos sociétés, la recherche de la puissance prend le pas sur le sens du service.

Contempler le Christ dans sa Passion

Pourtant, devant ces ignominies, Dieu vient nous dire de regarder le Christ dans sa passion. Il a subi toutes ces tragédies, tous ces vils comportements humains, et sa confiance en Dieu son Père est demeurée intacte. Il nous faut donc, nous aussi, à sa suite, nous enraciner dans l'espérance que tout est possible avec Dieu. L'humanité n'est pas condamnée à marcher vers sa perte. Dieu la veut vivante en nous. Il nous confie la responsabilité de faire croître l’espérance dans l'abondance, non pour devenir rentable, mais pour être féconde. Là est le cœur de notre espérance. C'est la mission que Dieu nous confie dans les premières pages de la Genèse, mais aussi dans l'Évangile.

Aux Rameaux : goûter à la folie de l'amour de Dieu (II)
Pierre et la vaine espérance

Pourtant, nous pourrions croire que notre espérance est vaine lorsque la vie de Jésus se termine à la croix. C'est un bel échec, et nous comprenons fort bien la réaction de Pierre. Pourtant, quelque chose le retient : au fond de lui, il désire être proche de Jésus. Pierre a confiance en Jésus ; même si cette dernière semble fragile et maladroite, ce lien d'amitié est plus fort que tout, même s'il trouve un moyen de le nier pour sauver sa vie. Pourtant, il est là, dans la cour du prétoire, proche de son maître et ami.

Jésus et les larmes de Pierre

Le regard que Jésus lui porte dans cette cour et les larmes de Pierre sont le signe d'une amitié réconciliée. Jésus ne nous laisse pas dans nos erreurs, il ne condamne pas les chemins d'errance que nous prenons. Au contraire, même au cœur de ces détours, il vient nous rejoindre pour que nous puissions devenir féconds, pour que la vie en abondance demeure. Ainsi, il nous apprend à aimer davantage comme lui-même nous aime dans l'amour du Père.

Avec Dieu, devenir féconds

Alors, en ce début de Semaine sainte, laissons-nous entraîner dans ce mouvement d'amour absolu du Père pour nous dans la passion du Fils. Demandons aussi à l'Esprit la grâce de devenir davantage féconds pour grandir sur le chemin de la liberté des fils et filles de Dieu, follement aimés de lui et par lui.

Pierre-Baptiste Cordier Simonneau cor unum

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