Jardinier de Dieu

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Pourquoi ce nom ? Un de nos jésuites va vous répondre


Mc 4, 21-25 La lampe et l’oreille

Publié par Olivier de Framond compagnon jésuite sur 29 Janvier 2026, 22:22pm

En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ? Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté. Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus. Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »

Quand la lampe du Christ est reçue, l’oreille peut entendre.

Quand la lampe du Christ est reçue, l’oreille peut entendre.

La lampe sert à distinguer ce qui resterait caché sans elle. Elle révèle l’invisible. Nous sommes encore dans les paraboles. En fait, pour bien voir, semble nous dire la lampe qu’est le Christ, il faut savoir entendre ! « Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Personne ne peut entendre avec les oreilles de l’autre. L’ouïe de la lampe, voilà ce que je peux demander. La foule a pu s’interroger sur ce qui est caché et qui va être manifesté, ou sur ce qui est gardé secret, au « noir », et va venir au jour.

Qu’est-ce que je ne vois pas ou qui moisit dans la nuit et que « la lampe » va révéler. La vie ! La vérité ! Dieu, en fait ! Et aussi, nos intentions à chacune et chacun. L’autorité véritable, celle qui fait grandir et qui met en chemin de fraternité. Mes peurs de toutes sortes, au boulot, en famille, en groupes ceci ou cela ; peur de ne pas comprendre, de heurter, de ne pas savoir quoi dire ou faire, de mal m’y prendre, etc. Vivent nos limites et faiblesses, j’ai à me réjouir de mes incompétences, de mes fragilités, j’ai à les recevoir comme un don de Dieu, car alors je n’ai plus d’autre chemin que de vivre désarmé, sans masque ni cuirasse. La lampe du Christ, qui passe par les frères et les sœurs, sera reçue. Et l’oreille pourra entendre.

Au vieil âge, la tentation de ne voir que les manques, est là. Mais la lampe éclaire le petit peu que je peux. Surtout, elle m’ouvre au Pauvre en moi qui vient aimer et se donner à aimer. Car alors je n’ai plus rien sauf ce qui vient de toi, Seigneur, le Pauvre. J’apprends alors à voir comme Dieu, à entendre comme toi. Et seul aimer crée et guérit. « Celui qui a », c’est le doux, heureux les doux, ils auront la terre. Il n’est pas forcément milliardaire. Seulement il est disposé à recevoir le Don de Dieu.

Olivier de Framond compagnnon jéuite 

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